Créer un site internet

Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?

Chez un tiers des utilisateurs, il existe une différence d’absorption qui dépasse 20%

 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L125xH125/arton359-e92e7.jpg

La modification du médicament LEVOTHYROX® à la demande de l’Agence du Médicament française (ANSM) a créé une crise sans précédent en France. Les médias ont relayé la colère de certains patients qui supportent mal la nouvelle formule, pourtant quasiment identique. Qu’en est-il exactement ? La nouvelle formule du LEVOTHYROX est-elle vraiment équivalente à la précédente ? Sommes-nous face à un problème de santé publique ou à un phénomène psychologique attisé par les médias et renforcé par l’effet nocebo ?

Je vais aborder dans ce billet le fond scientifique de l’affaire. Pour résumer les épisodes précédents, l’ANSM a demandé au laboratoire Merck d’améliorer son médicament LEVOTHYROX dont la teneur en hormone thyroïdienne, la lévothyroxine, pouvait diminuer au cours du temps du fait de son altération au contact des excipients contenus dans les comprimés.

Les excipients sont des substances ajoutées au principe actif pour fabriquer un médicament. Ils ne sont pas destinés à avoir un effet pharmacologique. Ils peuvent néanmoins influencer l’absorption du principe actif par le tube digestif, ce qui explique que l’effet d’un médicament générique puisse ne pas être identique à celui du médicament original.

Outre la lévothyroxine, son principe actif, l’ancien comprimé de LEVOTHYROX contenait notamment du lactose, sucre issu du lait qui peut être source de troubles digestifs chez des sujets prédisposés. Il a été remplacé dans le nouveau LEVOTHYROX par du mannitol, autre sucre largement utilisé dans les produits alimentaires industriels sous le code E421 qui améliore la stabilité. Il s’agit donc d’une amélioration réelle du médicament et rien à l’heure actuelle ne permet de douter de la qualité intrinsèque du nouveau LEVOTHYROX, qui se reconnaît au graphisme légèrement différent des nouvelles boîtes.

La seule vraie question qui se pose à propos du nouveau LEVOTHYROX est de savoir si son effet chez un sujet privé d’hormone naturelle suite à une ablation ou une maladie de la thyroïde sera équivalent à celui de l’ancien médicament. C’est la question générale qui se pose pour les médicaments génériques, et "techniquement parlant", le nouveau LEVOTHYROX est un générique de l’ancien.

Les études de bioéquivalence

Comme leur nom le laisse entendre, les études de bioéquivalence sont destinées à vérifier que l’effet biologique de la copie ou de la nouvelle formule n’est pas significativement différent de l’original. Ce nom est un peu trompeur, car ce qui est vérifié, ce sont les caractéristiques de l’absorption du principe actif et non son effet sur l’organisme [1]. L’affirmation d’une bioéquivalence repose donc sur un postulat : si la diffusion dans le sang du principe actif est à peu près identique à celle de l’original, l’effet biologique sur l’individu le sera lui aussi [2].

Lorsque je me suis penché sur ce dossier pour ma chronique scientifique sur France-Inter, j’ai cherché sans succès les références des études de bioéquivalence du nouveau LEVOTHYROX sur le site de l’ANSM, sur celui du laboratoire Merck, et dans la lettre que j’ai reçue en mars à ce sujet comme tous mes confrères. Cette absence est en soi une anomalie, s’agissant de la source d’information principale concernant la santé de 3 millions de Français. J’ai contacté l’ANSM, et après relance, son service de presse m’a envoyé un mail pour solliciter un entretien téléphonique avant d’accéder à ma demande... C’est finalement la présidente de l’association de patients Vivre sans Thyroïde, Beate Bartes, qui m’en a fourni les références ! Il s’agit pourtant d’une publication accessible à tous bien que payante. Cette rétention d’information par l’ANSM est inacceptable.

Le diable est caché dans les détails

J’ai lu le résumé de cette publication scientifique, qui compare la biodisponibilité de l’ancien et du nouveau LEVOTHYROX chez 200 volontaires en bonne santé prenant alternativement les deux formules, comme cela se pratique de façon courante pour évaluer les médicaments génériques.

Les résultats principaux sont les suivants [3] : L’absorption moyenne ne diffère que de 0,7% entre les deux formules, avec un intervalle de confiance à 95% allant de - 4,4 à +3,2%. Ce résultat est parfaitement conforme aux exigences de l’ANSM qui demandait un résultat compris entre -10% et +10% au maximum. Voici la courbe des moyennes obtenues en faisant des prises de sang régulières avec les deux formules du médicament chez les 200 participants.

 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L590xH369/BioequivalenceLevothyrox-courbe_des_moyennes_sans_e_cart_type-8955d.png

 

Si vous en déduisez comme les auteurs de la publication que cette étude confirme une bioéquivalence quasi parfaite entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX, vous commettez la même erreur que moi lorsque je me suis contenté de survoler le résumé.

Mais n’étant pas moi-même pharmacologue, je me suis procuré la publication complète et j’ai pris conseil auprès de confrères spécialisés, et ce que j’ai appris m’a effaré.

Je pensais pouvoir interpréter les résultats mentionnés dans le résumé de la façon suivante : chez 95% des patients, la différence d’absorption entre les deux formules est comprise entre - 4,4 et + 3,2%Il n’en est rien !. La bonne interprétation est la suivante : la moyenne de l’absorption du nouveau LEVOTHYROX chez 200 sujets dans le cadre de cette expérience ne diffère que de 0,7% d’avec l’ancien médicament. Si l’on reproduisait cette expérience avec d’autres sujets, on obtiendrait bien sûr [4] des résultats légèrement différents, mais 95 fois sur 100, l’écart moyen d’absorption serait compris entre -4,4 et + 3,2%.

Bien, bien, mais c’est n’est pas cela qui nous intéresse. Nous voulons savoir ce qui risque de se passer pour un sujet donné lorsqu’il passe de l’ancienne formule à la nouvelle.

Un tour de passe-passe statistique

Nous sommes tous biologiquement différents, c’est ce qui fait de la médecine un art difficile. Cela concerne surtout le maniement des médicaments dont les effets positifs ou négatifs peuvent varier de façon importante d’une personne à l’autre.

Lorsque l’on calcule une moyenne, les différences individuelles sont lissées et cette moyenne ne reflète donc pas la diversité des données individuelles, c’est à dire leur dispersion autour de la moyenne (en statistique, on parle de variance). Au lycée, si deux classes obtiennent la même moyenne de 12 à un examen blanc, la première peut avoir la moitié de ses élèves qui obtiennent 11 et l’autre 13, et l’autre classe une moitié qui obtient la note 6 et l’autre 18. La moyenne est identique dans ses deux cas, mais les deux classes on des chances de réussite très différentes à l’examen. La dispersion des notes autour de la moyenne est une donnée primordiale.

La donnée manquante pour évaluer le nouveau LEVOTHYROX est donc la dispersion autour de la moyenne de 0,7%, qui donne une idée de la variabilité des réactions individuelles lors du changement de médicament. Une première idée de cette variabilité est apportée par la courbe de résultats telle qu’elle a été publiée dans l’article

 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L590xH382/BioequivalenceLevothyrox-courbe_de_base_francais-2-94924.png

 

Les barres verticales que vous voyez et que j’avais retirées dans la première figure pour faciliter sa lecture traduisent le fait que les taux sanguins de lévothyroxine utilisés pour calculer les moyennes d’absorption varient beaucoup d’un sujet à l’autre [5]. Cela donne une idée des différences très importantes d’absorption du produit en fonction des sujets, aussi bien pour l’ancien que pour le nouveau LEVOTHYROX. Ces différences sont encore une fois liées à la diversité de l’humain et sont observées avec tous les médicaments. C’est la dispersion ou variation inter-individuelle. Rien d’anormal à cela.

Mais ce n’est toujours pas ce qui nous intéresse. Ce que nous voulons, c’est la différence d’absorption entre le nouveau et l’ancien LEVOTHYROX pour un même individu : c’est la variation intra-indivuelle puisque chaque sujet a testé successivement les deux médicaments.

Or, ce résultat fondamental est bien présent dans l’étude ! Mais il est absent du résumé, il n’est pas expliqué dans le texte et il n’est discuté nulle part. Il figure simplement dans le tableau récapitulatif : c’est le coefficient de variation intra-individuel : "Intra-CV%" et sa valeur pour l’absorption est 23,7%.

 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L590xH281/BioequivalenceLevothyrox-tableau2_donnes-e7312.png

 

Ce pourcentage signifie que la différence d’absorption pour un même sujet entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX est inférieure à 23,7% chez 68,2% des sujets. Voici la courbe construite à partir du coefficient de variation [6] et qui manquait pour comprendre les conséquences du changement de formule.

 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L590xH414/ecartype-4bbf9.jpg

 

Cela signifie aussi que 31,8% (100 - 68,2) des sujets soumis au nouveau LEVOTHYROX verront la quantité de levothyroxine absorbée utilement par leur organisme varier de plus de 23,7% en plus ou en moins ! Ce chiffre de 23,7% n’est pas exceptionnellement élevé, et si l’on comparait l’absorption du même médicament (que ce soit le nouveau ou l’ancien) chez le même sujet à deux moments différents, on constaterait aussi un coefficient de variation non négligeable : suivant ce que nous avons mangé le jour de la prise, l’heure à laquelle nous l’avons pris, si nous avons bien dormi etc. Mais nous sommes loin d’une variation de 0,7% mise en avant par l’Agence et qui ne concerne que la moyenne des mesures. Le qualificatif de "bioéquivalence parfaite" martelé par les médecins et les autorités n’est vrai qu’en moyenne et non pour un individu donné.

Je me demande si l’ANSM a vraiment pris en compte cette dimension individuelle, qui indique donc que pour ce médicament "sensible", un tiers des utilisateurs verront l’absorption du nouveau LEVOTHYROX varier de plus de 20%, ce qui fait tout de même un million d’utilisateurs en France.

Ces données connues (la publication date de 2016), il était facile de prévoir que la substitution directe et sans possibilité de retour ou de transition progressive entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX serait associée à des problèmes importants chez de nombreux patients et de les anticiper. Autant le remplacement de l’ancienne formule par un nouveau comprimé plus stable était pertinente, autant les précautions qui ont entouré ce remplacement ont été notoirement insuffisantes pour un médicament à marge thérapeutique très étroite. Une étude complémentaire portant sur des patients utilisateurs du médicament aurait permis d’estimer la bioéquivalence de la nouvelle formule dans de meilleures conditions. C’est un premier raté de l’ANSM.

Mais l’Agence du médicament a commis une autre erreur.

La demi-vie et la lente obtention d’un équilibre

Les médicaments absorbés sont éliminés par différentes voies : essentiellement par les reins (excrétés dans les urines) et par le foie (qui les détruit à l’aide de ses enzymes ou les transforme pour faciliter leur élimination). Pour quantifier la vitesse d’élimination d’un médicament, on calcule sa demi-vie, c’est à dire le temps nécessaire pour que son taux sanguin soit divisé par deux. La demi-vie des médicaments se compte habituellement en heures. Celle de la lévothyroxine est d’une semaine ! Cela signifie que deux semaines après avoir pris ce médicament, il en reste encore un quart dans le sang, et encore un huitième trois semaines après.

Plus le taux sanguin de levothyroxine est élevé, plus la quantité d’hormone détruite chaque jour est importante. Au contraire, si le taux sanguin est bas, son élimination ralentit. Ainsi, après quelques semaines, un équilibre se crée entre les apports quotidiens et l’élimination du médicament. Les pharmacologues considèrent qu’il faut 5 demi-vies pour arriver à un équilibre, soit 5 semaines pour la levothyroxine contenue dans le LEVOTHYROX.

Vous comprenez qu’il est donc illusoire de prétendre estimer l’état d’équilibre après 5 semaines de traitement à partir d’une prise unique et d’un suivi sur 72 heures, surtout lorsque l’on teste le médicaments sur des volontaires indemnes de toute maladie thyroïdienne.

Prenons un exemple peut-être plus facile à comprendre : imaginez une baignoire dont la bonde fuit et qui perd entre 20 et 50 litres d’eau par jour suivant qu’elle est presque vide ou presque pleine. Plus elle est pleine, plus elle fuit. Vous démarrez à vide et vous versez tous les matins 30 litres d’eau. Il faudra de nombreux jours pour que le niveau d’eau soit identique tous les soirs, pour qu’un équilibre s’installe. Et bien il en est de même pour le LEVOTHYROX. La concentration de l’hormone dans le sang mettra longtemps à trouver un équilibre, et le niveau de cet équilibre peut difficilement être estimé avant au moins un mois.

Conclusion

L’étude de bioéquivalence réalisée pour le nouveau LEVOTHYROX montre des différence d’absorption pour un même sujet dépassant 20% pour un tiers des patients, et qui pourrait être encore plus importante pour un petit pourcentage d’entre eux. À cette différence s’ajoute une inconnue sur l’état d’équilibre obtenu après plusieurs semaines de traitement, puisque cet état d’équilibre n’a pas été étudié.

En l’état actuel de la science, la bioéquivalence entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX est mal connue.

Dans ces conditions, il était prématuré d’imposer une substitution directe de l’ancien par le nouveau médicament. Par ailleurs, le risque important et donc prévisible de dérèglement hormonal aurait dû conduire à une information complète des patients et des prescripteurs, à commencer par la mise à disposition des études de bioéquivalence. Si la majorité des patients n’ont heureusement et logiquement rien ressenti d’anormal en passant de l’ancien au nouveau médicament, d’autres ont été victimes de symptômes d’hypo ou d’hyperthyroïdie dont ils se seraient volontiers passés. Le déni de leurs troubles attribués à des causes psychologiques a provoqué leur colère légitime. Cette réalité a été amplifiée par ce qu’on appelle l’effet nocebo chez d’autres patients : l’attribution abusive d’effets indésirables à un produit porteur d’une image négative ou dangereuse. Mais cet effet nocebo ne saurait résumer les problèmes constatés.

Sur la foi d’affirmations péremptoires des autorités sanitaires et de certains experts, la majorité des médecins ont cru que les différences d’absorption entre l’ancien et le nouveau médicament pour un patient donné ne dépassaient pas 5%, ce qui est faux. Cette confusion relance le débat sur la bioéquivalence des médicaments génériques qui sont évalués de la même façon : que mesure-t-on vraiment ? Certainement pas l’effet biologique du médicament. Une information honnête et transparente de l’ANSM sur la bioéquivalence des génériques ou des nouvelles formulations est indispensable et la rétention des données sur les études de bioéquivalence est inacceptable. Dans le cas du LEVOTHYROX, la mise à disposition des données brutes de la principale étude paraît indispensable pour y voir plus clair.

Dans l’état actuel de la crise, il me semble que la situation ne peut être résolue que de deux façons. 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif

- Réimporter transitoirement l’ancienne formule pour soulager les patients qui vont mal, que leurs problèmes soient réellement dûs à la nouvelle formule ou non. Le passage au nouveau médicament se fera ensuite progressivement et avec plus de sérénité. Il faut calmer la crise que l’ANSM a laissé s’installer. 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif

- Communiquer sur la variabilité intra-individuelle auprès des patients et des médecins, et encourager une augmentation ou une diminution de posologie face à des symptômes évoquant une hypo ou une hyperthyroïdie, avant même le contrôle de la TSH. 

image: http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif

- Faire des excuses aux patients malmenés par l’incurie de l’ANSM. Arrêter de parler d’effet nocebo, qui s’il est réel, n’est pas à l’origine du problème qu’il a simplement amplifié.

 

Gardons en tête que le nouveau LEVOTHYROX est de meilleure qualité que l’ancien, que la majorité des utilisateurs n’ont rien ressenti d’anormal lors du changement, et que tout finira par s’arranger en adaptant la posologie. Mais il est temps de sortir du paternalisme médical franchouillard : l’information doit être accessible à tous et ce n’est pas en cachant les réalités que l’on évite les crises.

Je remercie Christian Funck-Brentano pour ses éclairages pharmacologiques et Beate Bartès pour sa relecture.

Notes

[1] Par convention internationale, l’absorption est évaluée essentiellement à partir de la Surface Sous la Courbe tracée à partir des taux sanguins (SSC ou AUC en anglais), et de la Concentration sanguine maximale (Cmax).

[2] Cette approximation pourrait constituer une source d’erreur, pas exemple pour deux médicaments dont la diffusion dans l’organisme est proche quantitativement, alors qu’un des deux permet d’obtenir un taux sanguin maximal plus rapidement. Il existe néanmoins un consensus scientifique pour considérer que cette approximation est acceptable. Des détails ici ou .

[3] Se reporter à l’étude complète, non disponible en ligne, pour plus de détails. Il y a en fait deux études, l’une avec une dose unique de 600µg, l’autre avec des prises rapprochées de fractions de cette dose qui donne des résultats identiques. Je ne commente que celle réalisée avec une prise unique de 3 comprimés de LEVOTHYROX 200µg

[4] Des fluctuations sont inévitables dès que l’on change de sujets ou du simple fait du hasard. Ce phénomène, normal, est apprécié par l’intervalle de confiance qui donne une idée de la reproductibilité du résultat et des limites de son extrapolation à la population générale.

[5] En pratique, par convention statistique, ces barres correspondent à un écart type et délimitent 68,2% des résultats observés. 31,8% des mesures étant au delà de ces limites. L’absorption est estimée en mesurant la surface sous la courbe (AUC, Area Under Curve).

[6] Chaque graduation correspond à un écart-type. Le coefficient de variation (23,7%) est le pourcentage de variation de l’absorption par rapport à la moyenne pour un écart-type. Construire cette courbe suppose que la distribution soit "normale" ce qui n’est jamais totalement vrai, mais qui reste une approximation acceptable pour 200 sujets




 

110 Messages de forum

  • un leçon de médecine12 septembre 07:37, par Jean-Baptiste Blanc

    Dominique bravo ! Ce billet fera date. 
    Ne serait-ce que parce qu’il résout le "mystère" Levothyrox. Et ce au terme d’une enquête menée de main de maître. Il n’y a a plus de question sur la cause du problème, il n’y a plus de mystère et c’est déjà immense. 
    Je tiens à saluer la formidable leçon de médecine que tu nous donnes ici. D’abord il y a les patients qui souffrent. Qu’ils expriment bien ou mal leur souffrance cela est sans importance : ils souffrent et ils sont nombreux - l’ampleur de cette souffrance est largement démontrée ici - et le rôle du médecin est de les écouter et de chercher à comprendre, en toute humilité. Pas de mettre en doute leur souffrance, pas de la minimiser, encore moins de la nier. La compréhension du problème est hautement technique, mélange ici de pharmacologie, de statistiques et de médecine. Elle implique un esprit clair et c’est bien le rôle du médecin que d’apporter la clarification. Alors il peut aider et tenter d’apaiser les souffrances. 
    Je reste par ailleurs confondu par la difficulté que tu as eu à te procurer les informations essentielles et par l’incroyable légèreté de toutes les parties prenantes dans ce changement de formule. Il y a là un vrai scandale. 
    PS. Je trouve épatant que tu ais fait relire Par Beate Bartès. Vivre Sans Thyroïde fait un très bon boulot

    Répondre à ce message

    • un leçon de médecine12 septembre 08:09, par Dr Dominique Dupagne

      Merci pour tes encouragements. Je ne suis pas certain qu’il ne reste plus de mystères, mais nous comprenons au moins partiellement pourquoi le ressenti des patients est si variable face au changement de formule.

      Répondre à ce message

      • un leçon de médecine13 septembre 20:35, par Nemausus1

        Une explication qui ne satisfait qu’à moitié, du moins le médecin basique que je suis. En effet l’explication donnée par D. Dupagne est limpide et reflète bien la réalité de la biodiponibilité et de la biocinérique du Lévothyrox nouveau. 
        Mais la question que l’on peut légitimement se poser est la suivante : pourquoi n’y avait-il pas les mêmes soucis avec le lévothyrox ancien, qui (semble-t-il ?), posait encore plus de problèmes en termes de variance ? 
        En clair l’écart entre les valeurs maxi et mini était-il moindre ? Aucune comparaison n’est donnée par D. Dupagne ce qui ne lève le voile que partiellement. Il serait utile d’avoir les mêmes données sur le Lévothyrox vieux pour pouvoir conclure !

        Répondre à ce message

    • un leçon de médecine12 septembre 11:59, par jc2

      on commence a y voir un peu de lumière ; merci a vous et Mme Barthes 
      qui a quand même été assez réticente a admettre le problème au début de la "crise". ( "paranoïa, fixation, comploteur et j’en passe voir sur vst)

      Répondre à ce message

      • un leçon de médecine13 septembre 19:18, par Dr Dominique Dupagne

        Je connais Beate Bartes de l’association Vivre sans Thyroïde depuis 17 ans. Elle été exemplaire dès le début de la crise, et a travaillé à chercher des solutions plutôt qu’à diffuser de fausses informations ou à paniquer tout le monde.

        Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 07:45, par Claire

    Merci pour votre analyse et travail de fond. 
    Nous considérer comme des incultes ne nous a pas aidés. 
    Enfin une éclaircie dans notre ciel si sombre et nébuleux. 
    Peut être une reconnaissance salutaire ? 
    Encore merci ! 
    Claire

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 07:50, par docteurdu16

    Merci pour ce billet lumineux. 
    Encore une fois la "vérité" en médecine ne vient pas des professeurs de pharmacologie empêtrés dans leur académisme et dans la défense de positions sociales qui nous échappent, nous, de simples mortels, mais de médecins généralistes qui réfléchissent par eux-mêmes, qui s’approprient la médecine et qui la moulinent dans le processus complexe et malaisé de l’evidence based medicine couplé à celui de la décision partagée. 
    Comme tu le dis, cela remet également en question le dogme de la bio-équivalence générique, les génériques ayant été une des plus grandes catastrophes conceptuelles, économiques et anthropologiques de la pharmacie. 
    Il faudrait développer mais le point essentiel est celui-ci : ton billet est d’une importance capitale.

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 11:49, par Christian Funck-Brentano (professeur de pharmacologie)

      Les professeurs de pharmacologie (clinique) ne sont pas empêtrés dans leur académisme ou dans la défense de je ne sais quelle "position sociale" (concept éculé me semble-t-il). Nous sommes, comme tout médecin, préoccupés de comprendre l’origine des sources de variabilité de la réponse aux médicaments. Et le cas du générique du lévothyrox soulève en la matière plusieurs problèmes. Il faut répéter qu’il était fondé de chercher à « stabiliser » le médicament princeps par la mise à disposition d’un générique et que ce générique répond parfaitement aux critères réglementaires de bioéquivalence d’un générique pour un médicament à index thérapeutique étroit.

      Le premier problème soulevé est commun à toutes les études de bioéquivalence : elles ne donnent quasiment aucune indication sur les variabilités intra-individuelles entre princeps et générique. Lorsqu’on compare les valeurs d’un paramètre obtenu ou mesuré par deux méthodes distinctes, il est recommandé de présenter un graphique proposé par Bland et Altman en 1986 (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2868172) décrivant les différences des valeurs individuelles observées avec les deux méthodes. On aimerait voir un tel graphique avec les aires sous la courbe et les concentrations maximales de thyroxine dans l’étude de bioéquivalence du Levothyrox comme dans toute étude de bioéquivalence. Cela permet de voir les variations existant chez les sujets et donc celles qui sont les plus extrêmes. Il est étonnant que les autorités réglementaires n’exigent pas que soient fournies ces données pour les études de génériques, notamment pour les médicaments à index thérapeutique étroit.

      Le second problème, comme le souligne Dominique, tient au fait qu’on ne demande pas de données de pharmacodynamie pour mettre un générique sur le marché mais seulement un profil cinétique (et une qualité pharmaceutique). On prescrit d’abord pour avoir un effet, pas pour atteindre une concentration. Même si le postulat d’une relation entre effet et concentration est robuste, dans le mot « effet », il y a deux éléments : l’effet pharmacodynamique lié au principe actif, en règle bien corrélé à la concentration, mais aussi l’effet ou les effets « annexes » qui peuvent notamment être liés aux excipients à effet notoires. Il est étonnant que les autorités réglementaires n’exigent pas que soient fournies des données de pharmacodynamie pour les études de génériques, notamment pour les médicaments à index thérapeutique étroit.

      Un autre problème, dans le cas particulier de la thyroxine, tient au fait que les études de bioéquivalence étant réalisées chez des volontaires sains, leurs résultats ne sont pas nécessairement extrapolables aux patients. La pharmacocinétique de la thyroxine étant influencée par le niveau de la thyroxine, on aimerait avoir au moins quelques données de bioéquivalence chez des patients. Dans un domaine si sensible, il serait légitime de disposer d’une étude (en double aveugle cette fois) du générique chez des patients volontaires et bien suivis avant de généraliser la mise à disposition du générique.

      Pour le cas qui nous intéresse ici, ce qui est le plus gênant, c’est qu’on n’a pas ces informations. Les intolérances rapportées par les patients peuvent être liées à une variabilité individuelle des concentrations de thyroxine (que le graphique de Bland et Altman permettrait de suspecter), à l’intolérance à un excipient, à un effet nocebo … ou à plusieurs de ces facteurs combinés. Le centre régionale de pharmacovigilance de la Pitié-Salpêtrière a reçu un grand nombre de notifications d’effets indésirables avec le générique du Lévothyrox. Les symptômes décrits ne sont pas toujours compatibles avec une dysthyroïdie et il est impossible de déterminer s’ils sont dus à un effet nocebo ou à un effet autre. L’effet nocebo existe bien mais il est trop facile de le considérer comme la première hypothèse face à un patient qui manifeste une plainte. Les médecins, qu’ils soient professeurs ou non, savent ou devraient se souvenir qu’il faut écouter les patients.

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 15:16, par @emer_odd

        Merci. Et encore merci pour la dernière phrase.

        Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 15:58, par docteurdu16

        Bonjour,

        Nous sommes à 100 % d’accord sur la partie technique.

        Je me pose donc la question : pourquoi nous ment-on depuis des années sur la bio-équivalence ? Pourquoi les professeurs de pharmacologie ne nous ont-ils pas informés plus tôt ? Il y a deux explications : il ne faut pas désespérer Billancourt ou il ne faut pas désespérer les industriels.

        Je suis ravi qu’enfin quelqu’un sorte du bois ! Et casse du bois.

        Ce qui m’inquiète : est-ce que tous les pharmacologues sont d’accord avec vous ou n’êtes-vous que l’avant-garde éclairée, le souffleur de vent, et les autres ne vont-ils pas vous tirer dans les pattes ?

        Vous êtes courageux de lever le lièvre.

        Bien à vous.

        Répondre à ce message

        • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 23:08, par Christian Funck-Brentano (professeur de pharmacologie)

          Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’on nous ment sur la bioéquivalence. La réglementation sur la mise sur le marché des "bioéquivalents" est tout à fait transparente. Ce qui, à mes yeux, est critiquable c’est, d’une part, qu’on n’a pas d’information sur les données de variabilité intra-individuelles (ce qui serait simple à avoir puisque que les données sont collectées dans les études de bioéquivalence) et, d’autre part, qu’on ne demande pas de données pharmacodynamiques (les effets) pour valider le nouveau produit. Ce n’est pas souffler le vent ou casser du bois que d’exprimer ce point de vue qui ne fait que rappeler un principe fondamental de pharmacologie clinique : on veut des données de cinétique et des données de pharmacodynamie avec tout nouveau médicament.

          Cela étant écrit l’immense majorité des génériques ne pose aucun problème et ce qui se passe avec le Levothyrox reste à éclaircir. Je ne partage pas entièrement le point de vue de Dominique Dupagne sur ce qu’il reproche à l’ANSM. La mise sur le marché du nouveau Levothyrox a été faite de manière conforme à l’état de l’art (international). Là où je partage son point de vue c’est sur la façon dont on a répondu aux plaintes des patient(e)s disant qu’il y avait un problème. Les gens ne mentent pas et on doit les informer, tenter de comprendre ce qui génère leur problème et les aider à revenir à un état normal. C’est de toute évidence ce que font l’immense majorité des médecins qui suivent ces patient(e)s.

          Répondre à ce message

          • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 14:04, par Dr Dominique Dupagne

            Bonjour Christian,

            Il y a quand même une forme de mensonge, qui consiste à laisser croire que les différences d’absorption/diffusion sont à la marge, que l’effet pharmacodynamique est identique, et que les patients qui se plaignent de variations d’effet sont des mythomanes ou des victimes de l’effet nocebo.

            La réalité étant que l’on n’en sait rien, que les variations intra-individuelles constatées sont significatives, mais qu’heureusement en effet, pour de nombreux médicaments cela n’a pas d’importance. C’est donc un mensonge par omission des éléments qui pourraient fâcher...

            Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 18:59, par Armelle P.

        Merci M. Funck-Brentano car vous élargissez les données du problème. Il faut espérer que vous-même et vos confrères pourront nous donner dès le mois d’octobre une analyse qui englobera l’ensemble des intolérances. 
        A enfermer l’analyse dans une seule question de dosage, ne risque-t-on pas d’isoler les patients qui subissent des effets secondaires sans modification de leur TSH ? Il y aurait les patients dont on pourrait justifier la souffrance (par le dosage.) Et les autres ? 
        J’espère que vous aurez la possibilité et le temps de mener votre travail avec toute la quiétude nécessaire. J’espère aussi que vous serez entendus. 
        Encore merci.

        Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 08:17, par Odile

    Merci pour cette brillante analyse (ENFIN). De quoi tordre le coup au Nocebo, brandit comme l’explication ultime. Une réhabilitation des patients au droit de se plaindre pour ce qu’il subit ! À diffuser en masse, ce que je m’empresse de faire.

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 08:19, par a annetin

    Magnifique article et oui elle est là la médecine générale que nous pratiquons tous les jours disponible réfléchie ,raisonnée... elle disparait sous les coups de boutoir d’une santé publique qui refoule la relation médecin malade derrière les statistiques et une expertise désincarnée ... quant au Lévothyrox les génériques ont déjà connu le même sort que la "nouvelle formule" ...bref ignorer la pratique de terrain et ne pas entendre l’expertise du généraliste conduit à gonfler des bulles d’opinions ...Levothyrox ,vaccins,mais aussi sur-médicalisation on voit combien il est de plus en plus difficile d’exercer la médecine générale ...rassurez vous français nous disparaissons ... et pourtant encore une fois Dominique Dupagne combien cette "spécialité récente !" est moderne ...porteuse d’avenir ... paradoxe français dans toute sa splendeur ... le romantisme du médecin de campagne seul puis malade devient même une icône au cinéma

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 08:36, par Dr Popaul

    Merci pour cet article,

    Avant de l’avoir lu, cette affaire me gênait, je pensais de bonne fois que les 2 formes étaient identiques et que l’essentiel se passait dans la tête des patients, accentué par un mauvais buzz des associations et de la presse mais j’étais géné et interpellé par l’ampleur inhabituelle de la vox populi.

    Ton explication est d’une particulière élégance, et répond à mon besoin de rationalité.

    Elle démontre aussi la faillite de l’administration dans sa prise de décision. Sans doute un problème de pensée unique liée au recrutement des experts, seul un aliéné social pouvait lever ce lièvre :-)

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 09:07, par Blab

    Merci pour cette analyse qui eclairera je l’espère vos confrères cette fois ci . Meme si la qualité et la stabilité du principe actif sont prouvés que preconisez vous pour les problèmes digestifs qui perdurent et nous pourrissent la vie plusieurs fois, par jour ? Des malades vont chercher leur traitement a l’étranger (pas mon cas car loin des pays etrangers comme l’Espagne , l italie , l Allemagne etc ) cela ressemble fort a une intolerance au manitol ..... ? Merci 
    B.labarre IDE

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 00:51, par M.sirak

      Tout à fait d’accord sur l’intolérance au mannitol, ....déséquilibre hydroélectrolytique, nausées, vomissements, céphalées, vertiges, tachycardie, douleur thoracique, déshydratation, troubles de la vision, hypotension ou hypertension, confusion mentale ... tout cela vient du mannitol, qui n’est pas le E421 additif alimentaire, mais le mannitol pour injection en cas d’urgence d’œdème cérébrale... il y a tromperie...M.sirak

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 09:18, par Nelly MAIANO

    Très intéressant qui expose clairement les donnée ((pas vraiment facile à suivre et comprendre pour le Pékin moyen )

    CEPENDANT, EST IL VRAI QU’EN FAIT CE "nouveau Levothirox" EST EN FAIT IDENTIQUE À L’ANCIEN GÉNÉRIQUE .... QUE LES SPÉCIALISTES INTERDISAIENT ET QUI FINALEMENT À ÉTÉ INTERDIT À LA VENTE ?

    j’ai passé un été horrible ... m’entendant répondre par tous les médecins consultés "Mme vous êtes déprimée ... soignez vous pour la dépression ! " 
    Surtout quand je mentionnais l’absence de thyroïde ... personnalité "programmée " pour la dépression !!!! 
    JE SUIS FURIEUSE ET TELLEMENT DÉÇUE !!!!

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 10:06, par Caroline

      Enfin une explication pour nous qui ne supportons pas ce nouveau Levothyrox , Merci pour cette information même si tout cela est compliqué à comprendre pour une utilisatrice Lambda .
      Ablation de la thyroïde il y a 13 ans sous Levothyrox 125 , tout allait très bien et depuis cet été rien ne va plus , très grosse fatigue ,vertiges +++ douleurs articulaires , crampes , .... Je ne comprends pas ce qui m’arrive c’est très compliqué d’assurer au travail , je n’en parle à personne , on ne peut pas revenir de vacances et dire que l’on est fatiguée .... 
      Et fin Août , les médias commencent à en parler et je découvre que les symptômes décris sont les mêmes que ceux que je ressens . 
      Mais de là à s’entendre dire par le pharmacien a qui je demande si il n’y a pas un autre labo :" Mais c’est quoi cette histoire , et ce qui est raconté , c’est la même chose " .....

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 18:50, par martine

      même chose pour moi, même réponse ,mais fatigue vertiges maux de ventre etc....sont la et auparavant déjà non stabilisée,comment fait on pour calmer tout ces effets terribles ,invalidants ????merci

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 09:20, par Michel Gerson

    Remarquable analyse Dominique. 
    Il faudra aussi pour interpréter les variations de TSH informer sur la différence entre normale individuelle du patient ("setpoint") et fourchette du laboratoire plus large.

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 09:34, par Nanette29

    Merci pour cet article qui analyse enfin à la fois les aspects médicaux, pharmacologiques et scientifiques du problème actuel induit par le nouveau levothyrox. Ces très grandes barres d’erreur sur le graphique de l’essai bioéquivalence me gênaient beaucoup. Votre analyse permet d’expliquer pourquoi certains patients sont passés en hypo ou hyperthyroïdie. 
    Mais qu’en est-il pour les nombreux patients qui sont restés dans les normes pour les taux TSH, T4, T3 et qui ont tout de même présenté des symptômes graves ? Faut-il les attribuer aux effets indésirables cités de manière anecdotique dans la publication (> 7%) ou à un autre mécanisme d’action de la lévothyroxine ? 
    Anne

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 09:38

    Bonjour

    Merci pour cet éclairage sur le pb actuel.

    Moi-même en ayant subi les effets de plein fouet que cela soit du nouveau Levo que du déni des autorités médicales.

    Il faudra me prouver pas A+ B que le nouveau est meilleur que l’ancien surtout que les malades n’avaient rien demandé et jamais entendu de plaintes.

    En plus je suis intolérante au lactose et je n’avais aucun souci avec le précédent.

    Nous avons été pris en étau sans aucune alternative.

    Je suis bien avec l’Eutirox acheté en Espagne et je prie pour que les autres pays Européens puissent encore nous ravitailler.

    Et nous vivons encore dans cette crainte et cette épée de Damoclès. 
    Pas normal. 
    L’on veut vivre sereinement et que l’on arrête de nous pourrir la vie.

    BA

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 10:12, par murielle

    quand il est écrit "chez 200 volontaires en bonne santé ", rassurez moi le médicaments est quand même bien testé sur des personnes ayant un problème de thyroïde et nécessitant du levothyrox, non ?

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 11:21, par Patrick

      et non, c’est clairement indiqué dans l’article 
      "Vous comprenez qu’il est donc illusoire de prétendre estimer l’état d’équilibre après 5 semaines de traitement à partir d’une prise unique et d’un suivi sur 72 heures, surtout lorsque l’on teste le médicaments sur des volontaires indemnes de toute maladie thyroïdienne."

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 11:16, par stella maia

    Je prends moi même du LEVOTHYROX depuis plus de 14 ans suite à l’ablation d’une partie de ma glande thyroïde. La pharmacienne m’a informé et prévenue de faire attention si je sentais d’effets secondaires. Ce n’est qu’au bout de 2 mois de prise que j’ai eue quelques tensions musculaires aux cuisses et une énorme fatigue. Par la suite j’ai constaté que je prenais le 100mg nouvelle formule et moitié du 25mg encore des anciens.... 
    J’ai donc changé aussi le 25 mg pour la nouvelle formule (j’en prends 112,5 mg et ceci depuis les 14 ans). 
    Depuis quelques jours les effets se sont atténués il me faudra faire des tests sanguins car le plus difficile c’est de retrouver un bon specialiste endocrino autour d’où je vis.... 
    Je pense que la peur des malades en font pour beaucoup.

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 21:17, par nini4145

      Bonjour, 
      pour ma part ca fait 40 ans que je suis soignée pour la thyroide. 
      Ca doit faire 30/35 ans que je prenais l’ancien. J’ai commencé le 27 juillet le nouveau et à partir du 5 Août j ai commencé a ressentir des palpitations et insomnies ensuite des maux de têtes, tension haute alors que je n’en ai pas. j ai fait une prise de sang de suis passée de hypo en hyper ?? cherchez l’erreur. 
      Je n en peux plus ; je ne dors plus j’ai baissé la dose à 75 et pas mieux toujours tête, insomnies et tremblements. je ne me supporte plus je passe la nuit debout et le jour je ne dors pas non plus !! 
      Donc, aujourd’hui je suis partie en Espagne en acheter . 
      je suis tellement mal que ce matin je n’ai rien pris et en ce moment encore je me sens toute tremblante à l’intérieur !!! 
      Voilà où j en suis et je ne suis pas une malade imaginaire. j’ai 72 ans.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 11:18, par Patrick

    Merci beaucoup pour cette explication de texte qui met encore une fois en évidence la gravité des manquements d’une agence sensée nous protéger ... 
    Je reste tout de même très perplexe sur la pertinence de telles études, effectuées sur des patients sains, non atteints de la pathologie, sur des durées bien trop courtes pour évaluer vraiment cette soit-disant "bioéquivalence", notamment sur les effets que pourraient induire ces fameux excipients... 
    Cette "bioéquivalence" me semble bien trop artificielle, un laisser-passer administratif pour se couvrir. 
    Les chiffres, on peut leur faire dire tout et son contraire, la preuve en est...

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 11:58, par Michaut

    Très belle illustration de ce que j’ai tenté de mettre en mots dans la lettre d’Exmed d’hier intitulée "Débattre" http://www.exmed.org/archives17/cir... 
    Merci Dominique Dupagne 
    F-M Michaut

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 12:13

    Merci beaucoup, enfin un médecin qui se penche sur la question. Je suis dans le même cas que beaucoup de thyroïdectomisés, ce traitement ne me convient pas tout en ayant des analyses TSH, T4 et T3 excellentes alors que le précédent, toujours avec de bonnes analyses, lui ne me provoquait pas tous ces désagréments plus ou moins invalidants. Et maintenant, on fait quoi ?

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 12:20

    Mince ! médecins et pharmaciens vont me regarder différemment ..... ils ne vont plus pouvoir me faire les gros yeux lorsque je leur explique que le levothyrox n’est plus le levothyrox mais un générique ....tels ceux qu’ils nous ont bien recommandé de ne pas prendre ! quel dommage qu’ils ne soient pas aller d’eux même aux infos ...

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 13:59, par MICHELE A. ESCALLE

      bonjour, 
      je viens de prendre connaissance de votre article,je suis attérée,je fais partie des personnes ayant des effets secondaires importants,et la seule réponse qui m’a été faite,c’est que je suis entrée dans la psychose,. 
      J’ai des troubles alarmants,et je pense qu’en plus de tous ces méfaits,je fais de l’allergie à un composant,car j’ai totalement enflée,au début du nouveau levothyrox depuis fin juillet, et toute une chaine de méfaits sont apparus,ensuite,rendant ma vie insupportable,au début je ne savais pas ce qu’il m’arrivait,et les témoignages de personnes sont arrivés en masse,et là j’ai compris que j’avais les mêmes soucis, 
      mon taux de TSH EST PASSE DE 0.41 à 1.19 depuis seize ans Sans le moindre souci, ??? 
      EN ce qui me concerne j’ai des brûlures intérieures dans le corps qui sont véritablement insupportables, c’est horrible comme sensation,mais je ne suis pas entendu,c’est dans ma tête. Je suis particulièrement sensible à tous médicaments,j’ai tendance à faire des allergies,et je suis allergique à la pénécilline et à l’iode et à certains colorants ,parfois. 
      ALORS JE REFUSE DE CONTINUER AVEC CETTE NOUVELLE FORMULE ET JE DEMANDE EN URGENCE QU UNE SOLUTION RAPIDE SOIT FAITE POUR LES PERSONNES COMME MOI QUI SONT COMPLETEMENT DESTABILISEES DANS LEUR CORPS ; 
      UN DES MEDICAMENTS QUI NE DOIT PAS ETRE REMPLACE PAR LE GENERIQUE EST LE LEVOTHYROX ET TOUT LE MONDE LE SAIT BIEN 
      ALORS POURQUOI ?,,,, PRENDRE CE RISQUE AUSSI IMPORTANT,,,,,,,,, ???? POUR L ARGENT BIEN SUR ET JE LE CRIS HAUT ET FORT ; JE SUIS A BOUT J EN AI ASSEZ QUE NOUS SOYONS DES CIBLES DES COBBAYES ET NON PLUS DES HUMAINS RESPECTES 
      ET DE PLUS QUE NOUS AYONS NOTRE SANTE DETRUITE JOUR APRES JOUR ET QUE NOUS SOYONS HUMILIEES COMME ETANT CONSIDEREES COMME DEPRIMEES PSYCHOTIQUES ? JE DIS STOP ; 
      merci à vous pour toutes vos informations qui nous permet enfin de voir clair ;

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 14:10, par hzb

    le problème : 
    la nouvelle formule règle la volatilité de l’ancienne formule chez certains patients. 
    et ne convient pas à d’autres. 
    qui doit-on "sacrifier" ?

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 14:26, par jenny-45

    MERCI pour votre article Dr Dominique Dupagne

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 14:55, par Jean-Marie Mazaleyrat

    Bonjour Docteur,

    Merci pour cet article édifiant. 
    Si vous en avez la possibilité, il serait bon qu’on le retrouve sur Le Quotidien Du Médecin à côté de l’article navrant qu’ils ont publié à propos de votre consœur Violaine Guérin. https://www.lequotidiendumedecin.fr...

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 15:49, par Jean-Marie Mazaleyrat

      Il y a pourtant une solution simplissime pour régler ce problème instantanément et sans mettre en cause qui que ce soit : 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Puisque Merck fabrique et commercialise toujours l’ancienne formule pour tous les autres pays européens (qui ne veulent pas de la nouvelle), il n’y a qu’à distribuer les deux en France et laisser les patients choisir celle qui leur convient le mieux !

       

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 15:04, par Elie Arié

    Merci, Dominique, pour cet article extrêmement instructif.

    Il n’en demeure pas moins que, pour moi, deux problèmes cliniques se posent :

    1- Qu’en est-il dans les autres pays ? La France est-elle le seul où cette nouvelle formule de Lévothyrox ait été commercialisée ? Sinon : comment expliquer que tous ces effets secondaires n’aient lieu qu’en France ?

    2- J’ai lu plusieurs signalements : certains ne sont, à l’évidence, liés à aucun problème d’hypo ni d’ hyperthyroïdie ; certains patients sous Lévothyrox n’ont-ils pas maintenant tendance à attribuer abusivement tout symptôme pathologique d’interprétation difficile au néo-Lévothyrox ( je ne parle pas d’effet nocebo) ?

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 15:20, par MICHELE A. ESCALLE

      Bonjour Elie Arié

      je me permets de vous contacter, 
      car je ne pense pas que mes symptômes puissent être d’origine liée à autre chose 
      j’ai des symptômes qui sont apparus depuis la prise du nouveau levothyrox et ce depuis le premier jour et qui se sont intensifiés,et toujours persistants, 
      mon taux de TSH a changé,alors que stable depuis 16 ans. 
      Mes symptômes sont crampes,douleurs musculaires,maux d ’estomac,insomnies,sensation de froid, fatigue inexpliquée,perte de cheveux,palpitations ,et ses sensations de brûlures intérieures 
      Mes sensations sont bien réelles,jamais je n’ai été aussi fatiguée avec tous ces symptômes.Et ce depuis exactement le 25 juillet date à laquelle j’ai commencé le nouveau traitement.

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 15:45, par Dr Dominique Dupagne

      Bien sûr que l’effet nocebo est présent, surtout depuis que les gens ont découvert qu’on leur a caché la réalité. Mais il ne saurait expliquer les problèmes initiaux. Il est surtout la conséquence de la gestion désastreuse de cette affaire par l’ANSM. On se fiche de savoir si l’effet nocebo représente 10,30 60 ou 80% des plaintes actuelles. Il en reste assez de légitimes pour qu’on arrête d’infantiliser des gens qui souffrent.

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 16:02

        Merci encore une fois Dr Dupagne

        Pour ma part j’ai eu la chance d’avoir un médecin référent qui m’a crue et m’a ordonnancée des gouttes que j’ai pu prendre avant leur restriction en attendant que je ne me procure de l’Eutirox d’Espagne.

        Sinon j’aurai arrêté le traitement car il fallait voir dans quel état j’étais.

        Car votre votre message explique certaines choses mais pas toutes. 
        Comment expliquer les diarrhées matinales, le fait d’uriner toutes les heures, ect...

        Avec TSH à 0,23 quand je suis en former et bien dosée 
        et après nouvelle formule 2,96 donc toujours dans la norme et pas en hypo.

        Et depuis l’arrêt, arrêt de soucis intestinaux et l’envie d’uriner aussi souvent. 
        Déjà ces points changent la vie. 
        Honnêtement je pense d’après mon ressenti qu’il y a réaction avec excipients et molécule initiale ou qq chose de ce style. 
        Ce qui fait que je crois pas à un pb de dosage.

        J’étais à 112, 5 pour TSH 0,23 
        et je suis passée à TSH 2,96 
        Donc il fallait augmenter ou baisser dosage avec nouvelle formule ? 
        Combien de temps à chercher le bon dosage ? Et continuer à souffrir et se traîner et pour quelles raisons ?

        Donc j’ai pris les devants et non je ne suis pas un cobaye....

        Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 16:02, par anne marie

    merci pour cet article et une question... 
    je n’ai pris ce nouveau levothyrox qu’un mois et .... j’ai, petit à petit, subit des désagréments ; pour les plus importants : difficultés intestinales et nausées, maux de tête XXL et en particulier derrière la nuqu, fatigue larvaire ! 
    je me suis décidé à consulter. !Bilan : tension tombée en dessous de 11 ! 
    BILAN : prise de sang pouvant faire penser à une mononucléose infectieuse ; prise de sang : je n’ai pas de mononucléose. 
    j’ai alors décidé d’arrêter de prendre mon levothyrox : en 3 jours ça allait mieux, en 6 jours plus de nausée ni de maux de tête ! 
    A savoir que , lorsque je ne supporte pas un médicament (princeps ou générique), un aliment : c’est TOUJOURS du côté de ma vésicule biliaire que ça se passe !De nombreuses échographies m’ont appris que "j’avais la vésicule biliaire paresseuse" !! 
    Serais je allergique à un excipient ? 
    Du côté de ma vésicule ça va mieux mais je sens à bas bruit et mes analyses de sang continuent à poser question. 
    A ce jour je prends les gouttes

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 16:15, par VITTER

    MERCI MONSIEUR DOMINIQUE DUPAGNE. 
    LES EFFETS "INDÉSIRABLES "SONT TOUJOURS LÀ,MAIS ON NOUS ÉCOUTE ET C’EST ÉNORME,

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 17:31, par buatois

      Article intéressant, car il a fouillé, mais lui aussi fait des erreurs d’interprétation. Il a voulu parler des variations intra individuelles, or la variation intra individuellesentre ancien et nouveau n’a rien de nouveau, et présente une distribution totalement gaussienne et rien de surprenant, sa conclusion disant que c’est grave car +20% de différence, ne peut être valide que si j’avais la même étude de variation avec l’ancien lévothyrox versus l’ancien, et oui je prends aujoud’hui l’ancien demain l’ancien, quelle est mon absorption ??? et après je compare cette variation par rapport à la varation de l’autre et si les différences d’absorption sont différentes (variation intraindividuelle comprise) sont statistiquement différente (test de khi2) alors oui son afformation est exacte. ce n’est pas le cas. Pour la demi vie, vision altérée, quelle est la demi vie de l’ancien et quelle est la demi vie du nouveau la même donc sa conclusion n’est pas acceptableet le labo indiquauit dans e courrier entre 8à12 semaines pour faire le test. Son article dans ces deux conclusions ne peut être recevable en comité de ecture pharmaco c’est rejeté désolé

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 18:38, par Dr Dominique Dupagne

        Bonjour

        Je n’ai pas dit que 20% c’était "grave" je dis que c’est tout sauf anodin.

        Je n’ai pas dit que la demi-vie était différente, mais que ce qui compte, c’est l’état d’équilibre, et qu’on n’en a aucune idée avec un suivi de 72 heures sur prise unique chez un volontaire sain.

        Tout ce que je dis, c’est que l’on ne sait pas grand-chose de la bioéquivalence réelle de ces deux formules.

        Répondre à ce message

        • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 23:02, par J Roussel

          Bonjour, je rejoins un peu la personne précédente dans l’idée que le graphe présentant les variations pour l’ensemble de la population et les conclusions qui suivent (par exemple : "Ces données connues (la publication date de 2016), il était facile de prévoir que la substitution directe et sans possibilité de retour ou de transition progressive entre l’ancien et le nouveau LEVOTHYROX serait associée à des problèmes importants chez de nombreux patients et de les anticiper") sont abusifs...

          Sans des données entre deux essais avec levothyrox ancienne formule pour avoir une idée de la variation due à tous les autres paramètres, on ne peut absolument pas savoir quelle partie de la variation est en surplus à cause du changement de formulation. C’est à dire qu’une bonne partie de ce coefficient de variation existe a priori déjà au quotidien pour les patients qui prennent de la thyroxyne sans poser de problème (et vous avez d’ailleurs évoqué cette variation dans votre texte)...

          Comme on ne peut pas savoir quel est le niveau de cette variation d’absorption intra-individuelle basique, conclure qu’on peut prédire un effet de la substitution est à mon sens bien trop rapide. On peut conclure qu’on ne sait pas s’il ne se passera rien au niveau individuel, mais pas qu’on est certain qu’il se passera quelque chose pour autant de personnes.

          Remarque : ça peut déjà être une critique en soi à formuler : on peut considérer qu’on devrait être certains qu’il n’y a pas d’impact même au niveau individuel, au delà de l’effet sur la moyenne de la population. Et cette étude ne répond pas à cette question.

          Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 20:12, par 3D59

    Bonjour, 
    Medecin et prenant du levothyrox c’est aussi la question que je me pose. La différence de concentration intra individuelle dont vous parlez a été étudié pour la nouvelle formule uniquement ou c’est une différence comparative par rapport à l’ancienne formule ?

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 20:15, par 3D59

      Parce que si ca n’est que pour la nouvelle formule, il est probable que ce soit la même variation intra individuelle sur l’ancienne ? 
      Ce qui expliquerait que la majorité des patients ayent très bien... 
      Moi personnellement j’ai du changer mon Dodge. J’avais une TSH qui est remontée à 6 et c’etait symptomatique (troubles sommeil, asthénie) mais on a changé et c’est rentre dans l’ordre !

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 21:10, par Dr Dominique Dupagne

      Bonjour 
      La différence de concentration correspond à deux tests successifs ancien/nouveau ou nouveau/ancien chez le même patient. Elle est donc comparative.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 22:06, par Patiente

    Bonsoir Docteur DUPAGNE,

    Déjà merci pour votre recherche, votre article. A vous et aux personnes qui vous ont aidé. Ca nous sort un peu, nous les patients avec nos symptômes, du diagnostic d’angoisse ou d’hystérie collective.

    Mais ça n’explique peut-être pas tout.

    Le mannitol (E421) un édulcorant ? seulement un édulcorant ?

    Ce soir, j’ai cherché le mannitol en poudre sur le net. J’en ai trouvé en gélule, utilisé pour des diagnostics par inhalation. Et, il y a quelque chose qui m’interpelle. Je ne suis pas médecin ou chimiste, mais la gélule (qui n’est pas faite pour ça et qui n’est pas en vente libre, à utiliser dans des conditions très strictes, jusque là, rien d’anormal), il est dit qu’il ne faut pas l’avaler. Et plus bas, regardez la liste des effets secondaires possibles. OK, si j’ai bien suivi, c’est en condition d’utilisation normale, par inhalation, sous surveillance, etc, jusque là, rien d’anormal concernant les gélules, mais jetez quand même un petit coup d’oeil, SVP. C’est étrange ; on y retrouve beaucoup des symptômes rapportés par les utilisateurs du nouveau Levo.

    http://www.passeportsante.net/medic...

    Cordialement 
    Et encore merci pour votre article et vos efforts.

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 22:30, par BIRDIE

      Oui très intéressant mais attention certains pourraient penser que nous avons lu cela avant de ressentir les effets et que c’est dans la tête !!

      Mais en fin de compte, va t on arriver à en sortir et finir de tourner en rond ?

      Remettons le même produit que l’ancien sur le marché d’un autre labo puisque celui- ci ne veut rien savoir.

      Mais que sera notre avenir ? 
      On attend le résultat pour octobre. Quid des malades entre temps ? 
      Comment à nouveau avoir confiance ? 
      Un produit fonctionnait bien, on le change, des malades sont encore plus malades et il faut se plier pour qu’il fonctionne. 
      N’ y a t il pas quelque chose qui cloche ? 
      Car les histoires de stabilité ne me satisfont pas. 
      Je reprends bien l’ancienne formule si peu stable et tout rentre dans l’ordre doucement mais l’organisme a été bien ébranlé.

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?12 septembre 22:45, par Dr Dominique Dupagne

      Bonsoir, 
      La quantité de mannitol contenue dans un comprimé est trop faible pour avoir un effet significatif après ingestion. Vous avez consulté la fiche d’un mannitol à inhaler qui n’a rien à voir. Je ne suis pas convaincu du rôle direct des excipients dans les problèmes rencontrés avec la nouvelle formule.

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 00:35, par Patiente

        Bonsoir,

        (c’est trop long, personne n’aura le temps de lire tout ça :-o)) Tant pis, je ne coupe pas.

        Oui, j’ai bien conscience d’avoir trouvé une fiche sur un produit à inhaler (c’est le seul que j’ai trouvé en poudre). Les autres sont injectables ou en excipient. Là, il s’agit de faibles doses de mannitol pur.

        Les gélules sont dosées de seulement 5 à 40 mg de mannitol. C’est faible aussi.

        On ne sait pas quelle est la proportion de mannitol dans les comprimés, mais au pire, ça ne dépasse pas le poids du comprimé.

        Ce que je ne m’explique pas, c’est pourquoi on donne le E421 additif alimentaire avec seulement un effet laxatif à partir de 10 ou 15g de mannitol (ingéré, certes) et qu’il suffirait de 5 à 40 mg de mannitol inhalé pour avoir une liste d’effets secondaires longue comme le bras. 1 personne sur 10 à 1 personne sur 100. Ca commence à parler un peu pour 5 à 40 mg seulement en inhalation.

        Evidemment, on ne peut être certain de rien, et je ne suis certaine de rien non plus. C’est juste, comme je le dis, étrange.

        Ce n’est pas une remise en question de ce que vous expliquez. Loin de moi cette idée. C’est seulement un complément. Une piste de plus. Parce que peut-être que ça n’explique pas tout. Il y a des personnes qui restent une énigme et le resteront peut-être. S’il s’agit pour ces personnes d’une réaction à l’un des composants, il ne pourront pas continuer à prendre cette nouvelle formule. Et ils n’ont que ça à avaler pour l’instant. Même si c’est tentant pour certains de le croire, tout ce qui ne s’explique pas rapidement n’est pas obligatoirement logé dans la tête.

        — - 
        Il me vient l’envie d’apporter une précision, une anecdote.

        En ce moment, c’est hors sujet, il y a une sortie sur les nanoparticules et notamment le dioxyde de titane.

        Je dois vous dire que ça fait quelques années que je me demande ce qu’un produit en poudre dont l’étiquette du sachet affiche une magnifique tête de mort fait dans des médicaments. :-) Bien avant d’en entendre parler.

        Oui, sur le sachet de poudre et pour son utilisation normale, le danger, c’est logiquement par inhalation (en tout cas, c’est ce que prévoyais la fiche technique à l’époque où je l’ai lue, il y a 10 ans). Je n’ai pas pour autant conclu que je pouvais l’avaler. D’où ma surprise quand j’en ai vu dans les notices de médicaments. Je n’ai pas psychoté ou angoissé, et j’ai continué à avaler mes antalgiques. Je n’ai pas constaté d’effets secondaires inhabituels.

        Ces derniers temps, on est en train de se demander, si ce qu’on ne devait pas inhaler il y a 10 ans (quand j’ai vu la fiche technique) n’aurait pas d’effets en l’ingérant avec des gâteaux, des glaces, etc... des médicaments. Ca passerait même la barrière de la peau (pour les cosmétiques). Les pare-chocs ou la peinture, on en trouve, ça doit être pour le côté inhalation (je ne me vois pas lécher mes murs ou mon pare-choc).

        Je dis ça, je dis rien... :-) S’il y en a dans les gâteaux (j’en consomme certains de la liste et elle n’est pas exhaustive), je peux bien continuer à prendre mon antalgique quand j’en ai besoin. Et je mange mes quiches pleine d’œufs (6) sans angoisser.


        Bref... juste pour dire qu’il ne faut rien exclure dans le nouveau Levothyrox. Oui, il y a des gens pour qui ça se passe bien, et tant mieux pour eux.

        Encore merci pour ce que vous avez fait pour ceux qui souffrent.

        Répondre à ce message

        • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 10:05, par E. Curis (biostatisticien)

          Une piste possible pour comprendre cette différence : le mannitol ingéré se retrouve dans l’intestin et il est peu absorbé (environ 7% de la quantité avalée, https://www.drugbank.ca/drugs/DB00742). En soi, il n’est pas foncièrement différent d’autres sucres et donc « sans trop d’effet » pour l’intestin qui est « prévu pour » [c’est naïf comme présentation, veuillez m’en excuser]. Son effet laxatif est dû à l’appel d’eau qu’il entraîne (effet osmotique) — et peut-être à une modification du métabolisme des bactéries intestinales ?

          Inhalé, il se retrouve sous forme de fines particules (comme les nano-particules) dans les voies respiratoires... qui ne sont pas « prévues » pour : il aura donc un effet local nettement plus important, irritant par exemple. Il n’est pas non plus absorbé (pratiquement pas, plus exactement : moins de 1 % de la dose reçue : http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB..., p. 11, partie 5.2).

          Comparer les effets des deux me semble donc peu approprié : il s’agit d’effets essentiellement locaux — sauf bien sûr les cas d’hypersensibilité au mannitol, qui existent.

          Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX et grossesse12 septembre 23:33, par Julie IDE

    Changement de formule chez les femmes enceintes. 
    On nous explique à l’envie que les éventuels effets liés au changement de formule sont "transitoires et sans gravité pour la santé", qu’il suffira d’adapter les dosages pour que tout revienne dans l’ordre en quelques semaines, etc. Soit. 
    Mais qu’en est-il pour les femmes enceintes qui ont du changer de formule durant leur grossesse, ou plus particulièrement pour leurs enfants ? Se retrouver en hypo durant la grossesse (sans forcément s’en apercevoir rapidement, car la fatigue ... peut être mise a priori sur le compte de la grossesse) ne peut-il pas avoir des effets irréversibles sur le développement neurologique des enfants ?

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 00:08, par Fabien Dachet

    Bonsoir (ou bonjour),

    Je suis docteur en pharmacie et je souhaite vous part d’une remarque importante concernant votre billet.

    Vous écrivez en effet : "Je pensais pouvoir interpréter les résultats mentionnés dans le résumé de la façon suivante : chez 90% des patients, la différence d’absorption entre les deux formules est comprise entre - 4,4 et + 3,2%. Il n’en est rien !. 
    La bonne interprétation est la suivante : la moyenne de l’absorption du nouveau LEVOTHYROX chez 200 sujets dans le cadre de cette expérience ne diffère que de 0,7% d’avec l’ancien médicament. Si l’on reproduisait cette expérience avec d’autres sujets, on obtiendrait bien sûr [4] des résultats légèrement différents, mais 9 fois sur 10, l’écart moyen d’absorption serait compris entre -4,4 et + 3,2%".

    Or, je souhaite vous informer que cette dernière interprétation n’est toujours pas la bonne. Je peux même vous affirmer avec certitude qu’elle est complètement erronée.

    J’ai, par ailleurs, aperçu d’autres petites inexactitudes, notamment dans les premiers paragraphes de votre billet.

    Je réalise actuellement, moi-même, un travail sur cette crise liée au changement de formulation du Levothyrox* qui s’intègre dans un travail plus général, que j’ai entrepris il y a presque 2 ans, sur la substitution médicamenteuse (je dis bien médicamenteuse et non générique, la nuance est extrêmement importante).

    Certaines de mes données rejoignent certaines de vos informations ici retranscrites, de même que certaines de mes démonstrations permettent de réfléchir plus généralement à l’organisation de notre système de soins et à certaines politiques qui y sont menées (je cherche à cet effet à expérimenter un projet territorial de réorganisation de la santé et des soins, qui, je l’espère, verra prochainement le jour).

    Ayant toutefois des difficultés à faire connaître mes réflexions, démonstrations et interprétations (j’ai l’impression de ne pas être pris très au sérieux du fait de mon jeune âge et, par conséquent, de ma petite expérience), auriez-vous des solutions à me proposer pour que je puisse faire connaître mon travail que j’ai réalisé seul et de manière entièrement bénévole (et qui est susceptible d’aboutir à des modifications de plusieurs pratiques professionnelles, de nourrir plusieurs réflexions politiques...et d’apporter des éléments correctifs à votre erreur d’interprétation et à vos quelques approximations) ?

    Bien cordialement,

    Fabien DACHET, docteur en pharmacie

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 06:53, par Dr Dominique Dupagne

      Bonjour, 
      J’ai rectifié le 90 et 95% (90% correspondait à la demande de l’agence), mais je serais intéressé par votre interprétation.

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 10:16, par E. Curis (biostatisticien)

        Quelques remarques sur l’interprétation, sans avoir si c’est à cela que pensait l’auteur : 
        1) il ne faut pas confondre la largeur de la zone d’équivalence (intervalle dans lequel doit rentrer le rapport des moyennes géométriques des deux formules pour affirmer l’équivalent, typiquement [80 % ; 125 %], mais [90 %, 111 %] en cas de marge thérapeutique étroite, ce qui doit être le cas pour le lévothyrox], la confiance de l’intervalle de confiance utilisé pour démontrer cela (typiquement, 90 %) et la confiance dans l’affirmation qu’il y a bioéquivalence si l’intervalle de confiance est bien dans la zone d’équivalence (typiquement, 95 %), plus souvent exprimée d’ailleurs sous forme de risque d’affirmer à tort l’équivalence. C’est compliqué, l’équivalence, en statistiques...

        2) Classiquement, tout se fait en log. Donc, techniquement, toutes les valeurs en pourcentages correspondent à des moyennes géométriques et des médianes et pas à des moyennes. L’interprétation en médiane est la plus simple. 
        Du fait de ce passage en log, dans l’échelle des pourcentages, la distribution n’est pas du tout gaussienne, mais log-normale et donc peut être assez asymétrique, avec « plus de chances » d’avoir des rapports très élevés.

        3) Si on prend un intervalle de confiance à 90 % du rapport des médianes, alors il y a 90 % de chance que la méthode utilisée pour obtenir cet intervalle ait conduit à un intervalle qui contient la vraie valeur de ce rapport (sous réserve que les conditions d’utilisation de la méthode soient satisfaites, ce qui est un autre problème). C’est la seule interprétation rigoureuse de cet intervalle de confiance. Les autres sont soit simplificatrices, soit fausses. 
        Ainsi, cela ne veut absolument pas dire qu’une autre expérience a 90 % de chance de tomber dans l’intervalle ainsi construit. Il faudrait pour cela un intervalle de prédiction, nettement plus large. Cela ne veut pas dire non plus que la vraie valeur a 90 % de chances d’être dedans (soit elle y est, soit elle n’y est pas, mais on ne sait pas quelle affirmation est vraie). 
        Une interprétation simple est de dire que cet intervalle contient des valeurs plausibles de la vraie valeur du rapport.

        En espérant avoir clarifié les choses,

        Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 02:05, par Régis Bouquié

    Bonsoir Docteur Dupagne,

    Merci pour ce travail de fond déstigmatisant et utile pour tous

    Votre démonstration est basée sur le postulat suivant : vous estimez que "intra-CV%" de la dernière colone du tableau 2 correspond à la variabilité intra-individuelle, et effectivement ce paramètre n’est mentionné nulle part 
    Je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je ne pense pas que ce chiffre reflète la variabilité intra-individuelle de l’exposition.

    Mes pistes de réflexion sont les suivantes :

     

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - la variabilité intra-individuelle ne peut être calculée sur 2 valeurs comme c’est le cas ici : les 200 individus ont recu une seule dose de chaque spécialité. 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - si c’était le cas cette variabilité intra individuelle aurait été calculée pour les 2 formulations (or un seul %CV est indiqué) 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Ce qu’il manque c’est l’écart type pour les moyennes d’AUC et le Cmax 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Etant donné qu’il s’agit d’outil de pharmacocinétique de population, on ne peut exclure que ce paramètre soit lié cette approche de modélisation

     

    Par ailleurs comme vous l’indiquez ce CV% n’est mentionné nulle-part, et il n’y a aucune raison qu’il soit indiqué dans une étude de bioéquivalence, surtout sur un médicament à marge thérapeutique étroite...

    Peut-être avez-vous eu les data brutes, mais je ne vais pas relancer la polémique de la mise à disposition des données issues de la recherche pour une une lecture critique efficace.

    Vous lire est toujours un plaisir

    Régis Bouquié (pharmacologue de brousse)

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 06:56, par Dr Dominique Dupagne

      Bonjour 
      Par définition, le CV intra ou Coefficient de Variation intra-individuel traduit la variabilité de l’absorption des deux médicaments différents (ou non) pour un individu unique http://webapps.fundp.ac.be/biostats...

      Dans l’article original, il est question d’une variabilité intra-individuelle mais intermédicament. On aurait pu aussi rechercher le CV intra pour chacun des deux médicaments administré deux fois au même sujet, ce qui aurait apporté des renseignements intéressants sur la signification clinique du CV intra de 23,7%

      Ce coefficient de variation étant égal au rapport de l’écart-type sur la moyenne, il permet de calculer l’écart type puisque la moyenne est connue. 
      Je n’ai pas les données brutes, mais j’aimerais bien les avoir en effet.

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 09:46, par E. Curis (biostatisticien)

        Le mot clef pour savoir si l’on peut substituer un médicament par un autre chez un patient déjà sous traitement (ici, le lévothyrox ancienne formule par la nouvelle), c’est la bioéquivalence individuelle. Une bioéquivalence nettement plus délicate à démontrer que la bioéquivalence moyenne, utilisée dans la publication et par l’EMEA. 
        Un simple essai avec des patients qui prennent l’une, puis l’autre forme du médicament permet très difficilement de démontrer cette bioéquivalence individuelle, puisqu’effectivement on ne peut pas faire la part entre la variation intra-individuelle de chaque forme et la différence d’action entre les deux formes chez un invidivu donné. Il faudrait que certains patients prennent deux fois la même forme. 
        Du résumé publié ici, la publication originale ne permet d’étudier que la bioéquivalence moyenne et la bioéquivalence de population, qui permet de garantir que l’on peut commencer un traitement indifféremment avec une forme ou avec l’autre, mais pas que l’on peut substituer
        Il y a malheureusement assez peu d’étude de bioéquivalence individuelle, à ma connaissance, alors que ces nuances sont connues. Espérons que ce problème sur le lévothyrox, dont l’absence de bioéquivalence individuelle pourrait être une explication, servira de leçon !

        Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 11:41, par Régis Bouquié

        Bonjour, 
        je vois ce que vous voulez dire mais je pense que ce CV intra ne signifie pas la variabilité intra-individuelle entre les médicaments, cette étude n’est pas construite pour répondre à cette question et elle ne le permet pas.

        J’attends une réponse des auteurs à ce sujet, je vous la transférerai s’ils prennent le temps de répondre. 
        Pour avoir travaillé sur d’autres problématiques concernant les "générique" j’ai peu d’espoir de disposer de ces réponses.

        Cela n’enlève rien au fond du problème

        Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 07:40

    Bonjour, c’est devenu urgent de nous redonner l’ancienne formule. Ma vie est devenue un ENFER : douleurs dans tout le corps effroyables, migraines épouvantables, cervicalgie, névralgie. Nausées permanentes, pb intestinaux. Je n’en peux plus, je ne dors plus, je n’arrive plus à trouver la force pour vivre normalement, pour aller travailler. Je tremble de partout ; cela fait comme si j’étais "secouée" après un gros choc à la tête, ma tête est dans un entonnoir. C’est trop dur. Ce matin, pour la première fois, je ne l’ai pas pris, je vais essayer plus tard dans la journée c’est du POISON ! Bouffées de chaleur et tachychardie et évidemment la TSH a augmenté ! Nous sommes des COBAYES. Rendez-nous notre ancienne formule !! C’est TRES URGENT !

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 08:55, par BIRDIE

      Hello

      Ne reste pas ainsi !! 
      Va vite voir ton médecin même traitant et vois avec lui pour des gouttes puisque à priori à nouveau possible en attendant et peut-être si tu peux te procurer l’ancienne formule dans un pays frontalier. 
      Il y a des possibilités. 
      Puisque dans cette affaire pour s’en sortir c’ est devenu système D. 
      L’on doit se débrouiller tout seul car si l’on compte sur la ministre... 
      Mais apparemment du stock de l’ancien va être remis en France mais il faut attendre les AMM( autorisation). 
      Par contre pour le nouveau pas eu de pb pour les AMM ? Il y en a eu au moins car il y a de quoi se poser la question.

      Mais sache que les effets sont réversibles car je vais bcp bcp mieux.

      Grand courage mais ne te laisse pas dégringoler !!!

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 07:46

    Un grand merci pour cet article qui semble honnête et éclaire notre lanterne ... 
    Mais je croyais que nous étions au XXI ième siècle et que la santé des patients était une Valeur pour la Médecine et les Pouvoirs Publics. En fait il n’en est rien à la lumière de ce brillant article, qui démontre la légèreté avec la quelle les normes de mise sur le marcher des Génériques.

    Ce nouveaux produit le LEVO-INTOX comme on pourrait le rebaptiser montre également, à mon avis, comment les Pouvoirs Publics commentent le sujet ; ou ils sont ignorants ce qui est grave ou ils mentent ouvertement ce qui est pire et font qu’aggraver notre colère.

    Encore merci pour cet article........

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 07:56, par Adele

    Quid de l’observance des traitements ? 
    Les études sont faites avec des sujets qui ont une observance parfaite qui n’a rien à voir avec la réalité.

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 09:33

    Merci beaucoup pour cette recherche très complète.

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 10:36, par omedoc

    Il s’agit d’un article de vulgarisation, qui n’a donc pas une forme scientifique. Et il s’agit là d’une très mauvaise vulgarisation...

    Et si on enlève la forme il ne reste presque plus rien de nouveau (prochain message)

    Nous sommes dans un billet style roman policier : 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Pour résumer les épisodes précédents" ; 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "j’ai cherché sans succès" 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Le diable est caché dans les détails" ; " 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Si vous en déduisez comme les auteurs de la publication que [...] vous commettez la même erreur que moi" 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Bien, bien, mais c’est n’est pas cela qui nous intéresse. " 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "ce que j’ai appris m’a effaré." 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Un tour de passe-passe statistique" 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Mais ce n’est toujours pas ce qui nous intéresse." 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Mais l’Agence du médicament a commis une autre erreur."

     

    Avec une mise en scène de l’auteur (de quoi flatter son ego... ) 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "je me suis penché, " 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "j’ai cherché sans succès " 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "J’ai contacté l’ANSM" 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "J’ai lu le résumé de cette publication" 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "ce que j’ai appris m’a effaré." 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - etc, etc...

     

    On peut, et on doit faire de la vulgarisation sans en faire tout un roman... 
    C’est de la mauvaise vulgarisation car cela donne une fausse image de la méthode scientifique, et car il y a des éléments dans le texte qui peuvent alimenter les idées complotistes 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Ce nom est un peu trompeur," 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Cette rétention d’information" 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "vous commettez la même erreur que moi lorsque je me suis contenté de survoler le résumé." 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "j’ai pris conseil auprès de confrères spécialisés, et ce que j’ai appris m’a effaré." 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - "Le diable est caché dans les détails" ; 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Etc, etc,...

     

    il y aurait donc une vérité cachée au monde entier et qu’on peut trouver en allant dans les détails... et je suis le seul à l’avoir trouvé...

    Pourquoi trouver ce texte "magnifique" ? 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - parce que cela conforte nos croyances (anti ANSM, antigénérique...) 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - parce qu’il est bien écrit et comme un roman policier (ce qui est en fait de la manipulation)

     

    A noter le gros conflit d’intérêt (caché) : http://www.atoute.org/n/article222.html 
    Dupagne a toujours été contre les génériques et il s’agit dès le départ en fait de dézinguer les génériques.

    La suite sur la forme...

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 10:53, par omedoc

      Lapsus... la suite sera sur le fond et non sur la forme...

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 10:57, par Dr Dominique Dupagne

      Bonjour Omedoc, 
      Merci pour ces encouragements :-) Il fallait bien que quelqu’un se colle à la critique, tu es parfait dans le rôle. Peux-tu préciser au passage quel est ton employeur ?

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 11:08, par omedoc

        Je suis médecin conseil retraité... et comme vous il s’agit en effet d’un lien d’intérêt.. ; mais tout le monde n’a t-il pas des liens d’intérêts en la matière !

        "Merci pour ces encouragements :-)"

        Je vois que vous n’aimez pas trop les critiques... :-)

        "Il fallait bien que quelqu’un se colle à la critique, "

        Oui, et la démarche scientifique repose sur la discussion critique (méthodique) contradictoire... Et c’est ce qui manque à vos articles. Mais bon êtes-vous dans une démarche scientifique ?

        Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 12:03, par Mme M.Claude Martin

    Bonjour,

    Merci pour votre article, merci surtout pour votre écoute. 
    Je suis atterrée de ce qu’il se passe. 
    Ne supportant plus les douleurs et crampes permanentes,(au point de ne plus pouvoir monter les escaliers) ainsi que des insomnies très fréquentes, j’ai décidé d’arrêter le Levothyrox. 
    En 24 h les douleurs aux articulations se sont considérablement réduites. 
    Je suis allée hier voir mon médecin afin d’avoir une prescription pour de la L tyrosine.J’apprends que cela n’est plus possible. 
    Après m’être faite fermement sermonnée, menacée des pires ennuis et d’une hospitalisation rapide si je restais sans traitement, le médecin s’est énervée, me disant qu’elle en avait assez des "histoires de levothyrox", qu’il n’y avait rien de changé au niveau de l’hormone, et que les adjuvants n’avaient jamais tué personne !Il ne me reste plus qu’à me tourner vers l’étranger....et bien sur à changer de médecin.

    La procédure juridique de plainte auprès du labo Merck est extrêmement contraignante, elle est coûteuse en expertises médicales et en avocat. 
    Quels moyens restent-ils pour que le Ministère de la Santé écoute enfin les victimes de traitement unique ??? 
    Vous, les médecins,ne pouvez-vous faire quelque chose ? Du moins ceux qui ont une écoute ? 
    N’est-il pas possible d’agir ensemble ?De quelle manière ? 
    Il est inconcevable d’être captifs d’un seul médicament et de ses effets secondaires .Je refuse, je ne suis pas un cobaye, ni masochiste . Je VEUX UNE SOLUTION.

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 13:58, par Dr Dominique Dupagne

      Bonjour, 
      La solution est simple : diminuer ou augmenter la posologie pour trouver un nouvel équilibre. Inutile de changer de médicament. A discuter avec un médecin à qui vous aurez remis cet article... Cela dit, il commence à diffuser dans la presse professionnelle et de nombreux confrères tombent des nues.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 14:22, par Carine

    Bonjour, 
    Merci pour cet article très intéressant. 
    Vous indiquez : "Je me demande si l’ANSM a vraiment pris en compte cette dimension individuelle, qui indique donc que pour ce médicament "sensible", un tiers des utilisateurs verront l’absorption du nouveau LEVOTHYROX varier de plus de 20%, ce qui fait tout de même un million d’utilisateurs en France."

    Est-ce que ces chiffres (1/3 des utilisateurs et variation de plus de 20%) sont dans la moyenne de ce qui est relevé pour d’autres médicaments ou est-ce très élevé ou très faible ? C’est le petit détail qui manque dans votre article.

    Merci 
    Carine

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 15:20, par Dr Dominique Dupagne

      Bonjour, 
      Je n’ai pas comparé avec beaucoup d’études, les pharmacologues qui nous lisent sauront mieux vous répondre, mais un CV intra-individuel de 23,7% semble assez banal. Idem pour un corticoïde oral versus comprimé : https://sci-hub.cc/10.1016/j.clinth... (table III).

      Mais nous sommes face à de la Levothyroxine, qui n’a rien à voir en terme de marge thérapeutique avec de la cortisone.

      Tout ce que je cherche à montrer, c’est qu’il est faux de dire et de penser que le passage d’une forme à l’autre n’aboutit qu’à une variation de diffusion inférieure à quelques pourcents.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 14:31, par Bécassine

    Bonjour, 
    Il faudrait tout de même parvenir à mettre le dossier à plat sans tomber inéluctablement soit dans le camp nocebo, soit dans celui du complot, tout en tentant de passer raisonnablement au-delà des conflits d’intérêt, et sans alimenter de vaines polémiques qui, au final, ne servent ou ne grandissent personne et surtout pas le bien commun. Sacré défi ! 
    Ce qu’on sait aujourd’hui c’est que cette nouvelle formule a posé des problèmes à nombre de patients, mais pas tant, ce qui ne veut pas dire qu’il faut ignorer le problème (fort heureusement, dans le lot, des médecins des pharmaciens ça aide pour la crédibilité des effets dénoncés). 
    Pourquoi ces problèmes ? pour l’instant on ne sait pas ? et il serait souhaitable de se mettre en position intellectuelle d’explorer toutes les possibilités, sans rejeter d’office les unes ou les autres, au nom de notions telles qu’effet nocebo ou théorie du complot, guerre princeps/générique. 
    L’idée, l’urgence est-elle de trouver une solution au problème ? ou de prouver que sa théorie, son analyse est l’unique et la meilleure hypothèse ? en s’enfermant, au besoin, dans des schémas de penser tels qu’ils risquent d’empêcher de voir ce qui, dans 6 mois, 5 ans, apparaitra peut-être comme une évidence. 
    L’effet nocebo : oui peut-être, mais probablement pas à une aussi grande échelle. En outre, il serait souhaitable qu’on puisse déclarer des effets secondaires sans être, en premier lieu, affublé d’un dysfonctionnement psychique. 
    La théorie du complot : oui peut-être, mais là encore, il serait souhaitable qu’on puisse pointer du doigt des dysfonctionnements réels, voire expérimentés, sans être immédiatement rangé dans le camp des complotistes. 
    L’impossibilité que les adjuvants aient un quelconque effet nocif ? oui peut être ? mais dans son alimentation l’humain évite instinctivement et parfois même sans s’en rendre compte ce qui ne lui convient pas. Face aux médicaments, il ne peut pas. 
    Pour l’expérience que j’ai eu des expertises pharmacovigilance, suite à une affection iatrogène gravissime, il m’a été demandé concernant les médicaments : 
    A ( princeps) B (générique) C ( princeps ) : 
    1 : de fournir la notice boite du médicament A et de prouver que c’était bien celui-ci que j’avais consommé au motif que le A n’était pas du tout le même médicament que le B !? Ce jour-là, le générique n’était pas du tout équivalent au princeps !? 
    2 : que le médicament C, recherche dans la base de données de la pharmacovigilance effectuées, n’avait jamais engendré d’effets secondaires tels ceux que j’avais présentés. Mais le labo avait lui-même déclaré ce même risque d’effets secondaires à l’HAS ! à une date largement antérieure à la date de ma propre déclaration. 
    A l’échelle de ma petite vie de malade chronique, tout cela n’a, in fine, guère d’importance… 
    Mais ce que je déplore encore aujourd’hui c’est l’absence totale d’honnêteté intellectuelle dans la gestion du dossier. 
    Au nom du bien commun : 
    Quel est l’intérêt de faire une fausse déclaration ? 
    Qu’est-ce que ça a de constructif et d’utile pour la recherche, le corps médical ? les patients ? 
    Je ne suis peut-être qu’une patiente atteinte par le complotisme mais pourtant les faits sont là. Retranscrits noir sur blanc sur le papier. 
    Je ne suis peut-être qu’une patiente atteinte par l’effet nocebo mais au regard de la recrudescence de douleurs en tout genre, et de nouveaux symptômes, j’ai passé l’été à m’interroger de savoir si j’étais en train de faire un échappement à mon traitement (sans lequel je ne sais pas dans quel état je serais aujourd’hui) . Peut-être pas … 
    Les adjuvants n’ont peut-être aucune incidence sur notre organisme et pourtant certains d’entre nous évitons instinctivement certains d’entre eux.

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 14:56, par Hashimoto

    Merci pour cet article Dr !

    Marre qu’on nous prenne pour des folles. Je n’étais pas du tout inquiète du changement d’excipient, vu la quantité (mais c’est la même quantité de lactose qui pose des problèmes, non ? Alors ? Pourquoi le mannitol ne serait-il pas en question ? Et d’où vient-il ? De Chine ?). 
    Néanmoins dès la première prise, j’ai eu une allergie immédiate sur la gorge que j’ai montré au pharmacien le lendemain. J’ai repris l’ancien, puis je suis revenue au nouveau : allergie et brûlure à la gorge. N’ayant pas le choix, j’ai pris le nouveau : crampes, douleurs musculaires, fatigue intense, hypersomnie, tête dans le brouillard, sensibilité à la lumière. Prise de sang au bout de 6 semaines : je suis passée en hyper. Deuxième prise de sang : TSH normale. Toujours les mêmes symptômes.

    J’ai une question : pensez-vous qu’Hashimoto qui est une maladie auto-immune soit un problème. Que ce soit cette donnée qui n’est pas prise en compte ?

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 15:11, par nounou57

    le problème est que si le taux de TSH ne bouge pas après ce passage au nouveau lévo, (ce qui est mon cas) comment faire reconnaitre un effet secondaire ?

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 15:17, par Guenaze (médecin généraliste)

    Merci M. Dupagne. Ceci peut nous livrer une explication à une partie du problème.

    Il est certain que les concentrations plasmatiques de lévothyroxine puissent être modifiées du fait du changement d’une forme à l’autre du médicament. Le laboratoire Merck avait d’ailleurs bien informé les prescripteurs par courrier et les avait incités à contrôler la TSH lors du changement.

    Si la totalité des symptômes ressentis par nos patients étaient liés à une modification de la concentration plasmatique de lévothyroxine, il suffit de corriger le dosage prescrit et en quelques semaines, fini.

    Un problème se pose à moi et à mes confrères. Que proposer à nos patients qui ressentent ces symptômes et pour lesquels les taux de TSH n’ont pas bougé plus de 6 semaines après le changement de formule ? Sur 5 patients vus par moi, 5 avaient une TSH inchangée.

    Intolérance au mannitol (pourtant utilisé fréquemment comme excipient dans d’autres spécialités, sans autres alertes comparables) ?

    Effet nocebo démultiplié par les émissions de Jean-Jacques Bourdin ?

    Autre explication ?

    Votre article est intéressant, mais ne peut expliquer qu’une partie à mon avis minoritaire des cas.

    Je suis démuni...

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 15:27, par Dr Dominique Dupagne

      Bonjour, 
      Nous sommes trop omnubilés par la TSH, d’autant que son inertie est importante. J’ai beaucoup de patients que je préfère équibrer à partir de leur ressenti, quand ils perçoivent correctement les symptômes d’hyper ou d’hypo. Il n’y a souvent aucun risque à tenter une petite augmentation ou diminution de posologie.

      La notion de TSH "normale" est très arbitraire, la parole des patients a de la valeur, même si elle n’est pas infaillible.

      Je ne crois pas à la toxicité ou même à l’effet spécifique que quelques mg de mannitol, hors modification de l’absorption de la lévothyroxine bien sûr, qui est en moyenne très faible, mais peut être individuellement beaucoup plus importante.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 15:26, par omedoc

    En ce qui concerne le fond :

    1° Les excipients ne peuvent directement expliquer les plaintes. Le Dr Dupagne semble le sous entendre, malheureusement comme je l’expliquerai il ne le dit pas explicitement. Ce qui signifie : 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - que si la TSH n’a pas varié alors il y a d’autres explications (effet Nocebo ou biais de mémorisation) que le changement de formule pour expliquer les plaintes.. 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Que les seules conséquences du changement de formule ne peuvent-être qu’une hyper ou une hypothyroïdie..

     

    2° Pour la même raison, l’hypo ou l’hyperthyroïdie suite au changement n’est possible qu’en cas de thyroïdectomie totale. Il n’y a que dans ce cas que l’on peut parler de marge thérapeutique étroite.. : "La seule vraie question qui se pose à propos du nouveau LEVOTHYROX est de savoir si son effet chez un sujet privé d’hormone naturelle suite à une ablation ou une maladie de la thyroïde sera équivalent à celui de l’ancien médicament." A noter qu’il n’y a pas 3 millions de thyroïdectomisés (totales) en France... Sans parler du scandale des traitements inutiles (Voir CMT site du docdu16)

    3° Si hypo ou hyper suite au changement, l’adaptation du traitement permet de supprimer les symptômes : " tout finira par s’arranger en adaptant la posologie. "

    4° Si on enlève tout le coté littéraire et politique, le billet se réduit en fait à ce seul argument : 
    "Je me demande si l’ANSM a vraiment pris en compte cette dimension individuelle, qui indique donc que pour ce médicament "sensible", un tiers des utilisateurs verront l’absorption du nouveau LEVOTHYROX varier de plus de 20%." 
    Ou comme le dit de façon non polémique le Dr Funck-Brentano : "Le premier problème soulevé est commun à toutes les études de bioéquivalence : elles ne donnent quasiment aucune indication sur les variabilités intra-individuelles entre princeps et générique." 
    Argument précédemment atténué par le fait que ce chiffre de 23,7% n’est pas exceptionnellement élevé, et si l’on comparait l’absorption du même médicament (que ce soit le nouveau ou l’ancien) chez le même sujet à deux moments différents. Et j’ajouterai que probablement entre deux lots du même médicament il peut y avoir le même type de variation.. 
    A partir de ce seul argument très théorique et qui me semble fragile le Dr Dupagne en déduit que : "en passant de l’ancien au nouveau médicament", certains patients "ont été victimes de symptômes d’hypo ou d’hyperthyroïdie dont ils se seraient volontiers passés".

    5°) Or dans la réalité de la pratique je n’ai pas encore lu de témoignages de médecins expliquant qu’un patient ayant une thyroïdectomie totale était bien équilibrée jusqu’à la la date du changement, a déclaré une hypo ou une hyper après cette date avec un diagnostic rétroactif lié au changement de formule, et dont l’adaptation de la posologie a supprimé les symptômes. Ce serait beaucoup plus probant +++.

    6° "Le qualificatif de "bioéquivalence parfaite" martelé par les médecins et les autorités n’est vrai qu’en moyenne et non pour un individu donné." Comme l’explique le Dr Funck-Brentano : " Il faut répéter qu’il était fondé de chercher à « stabiliser » le médicament princeps par la mise à disposition d’un générique et que ce générique répond parfaitement aux critères réglementaires de bioéquivalence d’un générique pour un médicament à index thérapeutique étroit." 
    Le terme de bioéquivalence a une définition bien précise... On peut la contester... Mais la phrase reste vraie au sens réglementaire..

    7°) "Le déni de leurs troubles attribués à des causes psychologiques a provoqué leur colère légitime." Qui dénie leurs troubles ? qui les attribue à des problèmes psychologiques ?

    8°) Cacher la possibilité d’un effet Nocebo (ou plutôt le biais de mémorisation) ne peut me semble-t-il que faire perdurer la souffrance des patients. Sans vérité au patient je doute que les actions proposées puisse améliorer les choses...

    Je suis d’accord avec le Dr Dupagne pour dire que l’ANSM ne sait pas prévenir et gérer les "crises"... On peut même parler d’incurie...

    "Sommes-nous face à un problème de santé publique ou à un phénomène psychologique attisé par les médias et renforcé par l’effet nocebo ?" 
    Les deux...

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 15:32, par Dr Dominique Dupagne

      Bon, omedoc, apparemment, tu as raté des trucs. Mais c’était important qu’une certaine "sensibilité médicale hors-sol" soit représentée sur le forum. Merci de l’avoir fait. Tu n’es pas seul à penser comme cela. Malheureusement.

      Répondre à ce message

      • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 15:42, par omedoc

        Quel dédain pour ceux qui ne pensent pas comme toi ! 
        Je pense qu’en fait tu ne m’as même pas lu...

        Répondre à ce message

        • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 16:00, par Guenaze (médecin généraliste)

          Je trouve qu’omédoc est plutôt pertinent, en dehors de la forme un peu agressive de son message.

          Je connais bien l’inertie du changement du taux de TSH (au moins 6 semaines), mais si cette TSH ne bouge pas malgré un délai suffisamment long, il faut considérer que les "normes" de TSH ne sont pas les mêmes pour tous ? Il faut modifier le dosage de lévothyrox en ne tenant pas compte du taux de TSH ? Vers le haut ou vers le bas ? (asthénie, céphalée, vertiges, sont-ils des signes d’hyper ou d’hypothyroïdie ?)

          On est tous d’accord pour affirmer la réalité de l’effet placebo. Et il semblerai difficile d’admettre la réalité de l’effet nocebo ?

          Ces patients souffrent. Et je n’aimerai pas apprendre qu’au final, une partie d’eux souffrent à cause d’un acharnement médiatique.

          Répondre à ce message

          • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 16:07, par Dr Dominique Dupagne

            Je connais omedoc depuis longtemps, nous sommes un vieux couple façon Muppet Show... 
            Par définition des normes et de leurs limites, la TSH idéale n’est pas la même pour tout le monde. Je dis qu’il faut savoir écouter le patient autant que lire le résultat de sa TSH et ne JAMAIS affirmer "vous ne pouvez pas être en hyper ou en hypo car votre TSH n’a pas bougé (ou qu’elle est dans la norme). L’effet nocebo existe bien sûr, et il a été amplifié par le déni du corps médical abusé par cette étude de bioéquivalence mal comprise (ou mal expliquée).

            Voici un texte intéressant de médecins états-uniens qui ne parlaient pas du tout d’effet nocebo il y a quelques années

            image: http://www.atoute.org/n/prive/vignettes/pdf.png

            Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 17:01

    Bonjour et merci DDD, bravo une fois de plus pour ton éclairage brillant _ !... Tu m’as convaincu, j’étais initialement comme beaucoup plutôt dubitatif et partisan d’un effet nocébo à grande échelle, mais j’avais un petit doute , j’ai assisté à un exposé par des pharmacologues récemment sur les différences de concentration des substances actives entre les médicaments princeps et les génériques avec un modèle d’exemple GLIVEC contre imatinib pour soigner la leucémie myéloïde chronique...Ton exposé et les commentaires des pharmaciens et pharmacologues confirme que tu es dans le vrai, une fois de plus l’ANSM s’est insuffisamment documentée et a tiré des conclusions hâtives, quand à ton alter ego à l’ego dimensionné , ex médecin-conseil omecor doit laisser la place à la clarté de ton point de vue !...Je te félicite DDD, nous devons une fois de plus encore plus faire confiance au terrain et à l’écoute des malades tout en utilisant la science de la façon la plus objective et honnête !...Souhaitons que cette affaire du LEVOTHYROX secoue le cocotier de nos administrateurs poncifs de la santé qui s’arrogent le droit d’avoir toujours raison !...

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 17:17, par BIRDIE

      Oui c’est vrai nous espérons bcp et que l’on arrête de prendre les malades pour des niais.

      C’est vrai que sur le nombre de personnes que des médecins côtoient, il peut y avoir des gens qui s’imaginent certains maux mais ne pas généraliser, pitié !!

      Moi je ne sais comment remercier le médecin qui me suit et qui ne m’a pas dit " circuler, rien à voir". 
      C’est déjà énorme. Et cela m’a donnée espoir de m’en sortir. 
      A part être dans le cas des malades de ce levothyrox, l’on ne peut s’imaginer dans quelle détresse l’on se retrouve quand en plus l’on se sent rejeter et livrer à nous même. Cette impuissance c’est inadmissible dans le pays soit-disant des droits de l’homme et qui ignore ses citoyens.

      Mais je me doute que d’autres malades que ceux du levo ont du ressentir la même chose.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 17:33, par Sylvain

    Bonjour Dr Dupagne,

    Ma mère a reçu il y a peu des résultats de laboratoires indiquant qu’elle souffrirait d’hyperthroidie.

    Cela tombe pile en plein dans cette polémique du Levothyrox. Du coup je m’inquiète un peu.

    A la lecture de différents articles, je crois cependant comprendre qu’il s’agit d’un problème d’absorption et surtout de "différence" dans l’absorption par rapport à l’ancienne version.

    Du coup ma question est très simple : les malheureux effets indésirables que rencontrent certains patients ne touchent-ils que ceux qui ont "l’habitude" de l’ancien médicament ou peuvent-ils aussi touchés les nouveaux patients ?

    Merci beaucoup pour votre dédication pour notre santé.

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 18:16, par Régis Bouquié

    Cher Dominique Dupagne et Cher Christian Funck-Brentano,

    Afin de répondre à une des interrogations soulevée par le post, voici la réponse d’un des auteurs de l’article à la question : mais à quoi donc correspond le "%CV-intra de 23.7%" du tableau 2 de l’article princeps.

    J’avais tenté de soulever une réserve quand à l’interprétation et l’extrapolation réalisée dans le post, avec une démonstration brillante et une validation de la faculté.

    Cependant pour avoir manipulé génériques et ANOVA des années durant...

    Ce CV ne représente pas la différence intra-individuelle mesurée entre les 2 formulations, pour un même individu. 
    il ne représente donc pas la variabilité intra-individuelle pour un même individu entre les 2 spécialité

    Globalement ce %CV valide le modèle d’ANOVA utilisé, c’est un CV moyen qui ne tient pas compte de la spécialité, en aucun cas il ne s’agit de la variabilité intra-individuelle par conséquent la courbe de distribution des écarts calculée à partir de ce chiffre est totalement erronée

    La question et la réponse originale ci—dessous (disponible sur researchgate) 
    «  
    Hi, 
    I read with interest your article about the new levothyroxine formulation, Some part remain dark for me Can you explain me the mean of the intra-cv% column in the table 2 this intra-CV% is 23.7% for AUC and 17.7 % for Cmax 
    Thanks a lot for your answer 
    Dr Régis BOUQUIE

    Peter Wolna 
    Hi Regis, apparently there is much noise about this new formulation in France. Today I read the post by Dominique Dupagne and all the misunderstanding around the coefficient of variation (CV). It is calculated from the residual error of the ANOVA model used for statistical analysis. This CV is an average CV, applicable to both treatments, and it reflects the random within-subject-variation of the exposure for both treatments, for the old formulation as well as for the new formulation. It is not a measure of the difference between both formulations. Also, it is not only the CV for the new formulation, it is also the CV for the old formulation. _ »

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 19:02, par Christian Funck-Brentano (professeur de pharmacologie)

      Merci, Régis, d’avoir suivi sur la signification de ce paramètre. Il ne représente donc pas grand chose d’intéressant pour comprendre la variabilité individuelle.

      Cela renforce mon souhait de voir les valeurs brutes (Aire sous la courbe, Cmax) de chaque sujet avec chaque formulation pour faire le graphique de Bland et Altman. On attend donc les données sources de l’étude. Il serait rassurant pour les patient(e)s qui ont des problèmes que cela ne montre pas des variations trop importantes mais nécessiterait de continuer à chercher pourquoi des problèmes ont surgi.

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 20:55, par J Roussel

      Merci pour les informations. Dommage que cette question essentielle n’ait pas été posée aux auteurs avant de publier un article scientifiquement faux qui alimente encore une polémique qui n’avait peut être pas besoin de ça...

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 21:56, par Dr Dominique Dupagne

      Un grand merci Régis pour avoir poussé l’enquête auprès de l’auteur. Je vais modifier l’article demain en précisant qu’il a été édité.

      Ce que je retiens. 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Une donnée fondamentale : %CV-Intra est suffisamment obscure pour que des pharmacologues doivent interroger l’auteur pour en obtenir la signification exacte. 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - L’information la plus importante de cette étude avec la moyenne des ratios, à savoir la dispersion des ratios d’AUC individuels, n’est pas mentionnée dans l’article. Je suis trop vieux pour croire à un oubli. Nous sommes face à une dissimulation de données par les auteurs, plus ou moins encouragée par les autorités sanitaires qui se gardent de réclamer cette information fondamentale. Je pense comme Christian Funck-Brentano qu’il est absolument nécessaire de disposer des données brutes pour leur appliquer une représentation graphique permettant d’y voir clair.

       

      Je vais étudier demain ce document que je trouve éclairant https://www.omicsonline.org/a-note-...

      Si tout cela change l’interprétation des données, cela ne change pas les conclusions : nous ne savons pas si ces deux formules sont bioéquivalentes pour une proportion suffisante d’individus. La moyenne ne permet pas de répondre l’une des deux questions importantes.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 18:29, par ju

    Merci Mr Dupagne pour cet article au final assez édifiant de par ces conclusions.... 
    Il existe un autre problème annexe : pourquoi les français ne disposent que du levothyrox de Merck et d’aucunes autres solutions alternatives ???? (à part les gouttes, dommage pour moi, 80% d’éthanol et je suis abstinent l’équivalent de 175u de levo en gouttes me ferait boire 1/10 de verre de 25 cl de bière chaque jour !!!) 
    Ce monopole est scandaleux alors que d’autres pays européens proposent jusqu’à 5 produits équivalents en générique etc 
    Il était tout autant scandaleux avec l’ancien levo pour les intolérants au lactose. 
    Nous voulons du choix !!!

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 19:06, par Dr Dominique Dupagne

      Il n’y a pas de génériques commercialisés car les patients se sont battus pour qu’il n’y ait pas de substitution en pharmacie. La logique voudrait qu’il y ait un seul produit, stable, de bonne qualité, et qu’il ne change jamais. Ce sera j’espère le cas quand tout le monde sera rééquilibré avec le nouveau Levothyrox, ce qui n’est qu’une question de temps et de tâtonnements. Il faudra aussi persuader les médecins que la TSH n’est qu’un indicateur parmi d’autres de l’équilibre hormonal, et que le ressenti du patient a aussi de la valeur. Mais on fait trop souvent plus confiance à un chiffre qu’à un ressenti subjectif, c’est le côté "scientiste" de la médecine.

      Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 19:28, par BIRDIE

      OK mais moi-même suis intolérante au lactose et n’avais aucun souci avec l’ancien levo.

      Alors pourquoi pas les 2 sur le marché : trop de millions dépensés pour fabriquer la nouvelle formule ? : Bravo Merck.

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 18:46, par ESCALLE Michèle A

    bonsoir Docteur Dupagne

    je me permets d’intervenir sur votre blog,une nouvelle fois,pour tout simplement vous remercier d’intervenir,et d’avoir fait paraître un article sur Sciences-Avenir,pour toutes les personnes comme moi,qui souffront d’effets secondaires importants,

    et vous savez ,comme cela peut être humiliant,dans notre désespoir de souffrance intérieure,puisque nos réactions et ressentis ne sont pas visibles, sauf la perte de cheveux,mais nous répondra t-on c’est l’âge,la vie,les soucis...... ; il serait souhaitable, que nous soyons traités avec un peu mieux de considération . 
    J’espère qu’il pourra y avoir une alternative pour les personnes qui ne supportent pas cette nouvelle formule et ce au plus vite.

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 19:13, par BIRDIE

    ET que pensez-vous de cela ? 
    Est-ce vrai ou un canular ?

    "Lévothyrox : des effets indésirables chez les animaux aussi 
    Auteur(s) : Yolande Gauthier 
    Même s’il existe des médicaments vétérinaires à base de lévothyroxine, Levothyrox est parfois utilisé pour traiter une hypothyroïdie chez le chat ou le chien. Selon le mensuel Le Point Vétérinaire, des effets indésirables tels que apathie et perte de poils, ont aussi été observés chez les animaux de compagnie traités par ce médicament. Les vétérinaires sont donc invités à signaler auprès de leurs autorités compétentes tout effet indésirable pouvant être lié à l’utilisation de la nouvelle formule de Levothyrox. On ne pourra en tout cas pas dire que ces animaux auront été influencés par les médias... "

    Si vrai, prendrait-on plus de précautions avec les animaux qu’avec les autres être vivants à 2 pattes ?

    Nous en demandions autant sinon plus. 
    Là Brigitte Bardot va monter au créneau et peut-être qu’enfin l’on s’en sorte.

    Car certains pays frontaliers vont commencer à être en rupture. 
    En effet, certains malades font des stocks pour plusieurs mois. 
    Et merci à ces pays qui nous sauvent momentanément au risque de manquer pour leurs ressortissants et n’ont pas fait de protectionnisme.

    Serions- nous en guerre ? Serions-nous revenus en arrière quand à une certaine période les gens manquaient de tout ?

    Mille fois merci ANSM, ministère de la santé....

    Mais bougez-vous !! 
    N’attendez pas que les problèmes s’accumulent car sinon, l’on va encore des prétextes du style Urgence IRMA et les priorités mais nous cela fait un moment que l’on sonne le signal d’alarme.

    N° vert ANSM du pipo !!! Histoire de dire : vous avez vu on a réagi Foutaises et aucune utilité.

    Répondre à ce message

    • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 22:01, par natlili

      LE LEVOTHYROX NOUVELLE VERSION OU COMMENT S’EMPOISONNER PLUS VITE ! 
      GSM ou GLUTAMATE MONOSODIQUE issu du E330 acide citrique transgénique et non naturel (ananas citron) mais issu de la moisissure pain, champignon maïs transgénique !, ou le SYNDROME du restaurant CHINOIS, E431 Mannitol transgénique RÉSIDUS AUTORISÉS (dits Critères de pureté) 
      Mannitol : cendres sulfatées (≤ 0.1%), sulfate (≤ 100 mg/kg), traces de nickel, de plomb, …Mannitol par fermentation : cendres sulfatées (≤ 0.1%), sulfate (≤ 100 mg/kg), traces de plomb ; critères microbiologiques : bactéries mésophiles aérobies (≤ 1000/gr.), moisissures (≤ 100/gr.), … [15f]. E571 transgénique !Effet toxiqueI, l est également possible d’être sensible à des aliments qui contiennent naturellement des quantités élevées de glutamate. 
      Quels sont les signes majeurs d’empoisonnement possible au glutamate ? 
      Migraines, pertes de cheveux en particulier chez la femme, prise de poids rapide (rétention d’eau), dépression. 
      Mais, il peut y avoir aussi d’autres symptômes : 
      Gastro-intestinaux 
      – Irritation des intestins 
      – Crampes d’estomac 
      – Diarrhées 
      – Nausées. 
      Musculaires 
      – Douleurs musculaires 
      – Douleurs articulaires. 
      Dermatologiques 
      – Peau très sèche 
      – Perte de cheveux 
      – Saignement des gencives 
      – Aphtes 
      – Gingivite. 
      Respiratoires 
      – Asthme. 
      Neurologiques 
      – Fatigue extrême 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Fibromyalgie 
      – Dépression 
      – Irritabilité 
      – Anxiété 
      – Paniques chez les enfants 
      – Céphalées 
      – Sciatique. 
      On en trouve dans de nombreux médicaments 
      On trouve le glutamate réparti sous différentes formes dans plus de 200 médicaments courants. Il est signalé sous les formes suivantes : 
      huile de ricin hydrogénée 
      huile de soja hydrogénée 
      glutamate sodique sous les dénominations : 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Glutamate de sodium 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Glutamate monosodique 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Sodium glutamate 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Sel ou dérivé : Acétylglutamique acide 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Sel ou dérivé : Arginine glutamate 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Sel ou dérivé : Glutamate calcique 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Sel ou dérivé : Glutamate de magnésium 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Sel ou dérivé : Glutamique acide 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Antasthène glutamique vitamine C (solution buvable) 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Glutadouze (solution buvable) 

      image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

      - Glutavene (USA). 
      Qu’est-ce que le syndrome du restaurant chinois ?http://www.ladietetiquedutao.com/gl...

       

      Les sources à partir desquelles le stéarate de magnésium est isolé comprennent l’huile de palme et l’huile de coton hydrogénée (utilisé pour la lubrification des machines utilisées dans la fabrication de compléments alimentaires). Ces huiles contiennent généralement des toxines nocives et pesticides dangereux qui sont particulièrement préjudiciables pour la santé humaine. Les produits qui contiennent du stéarate de magnésium, il est consommé à petites doses, ne présentent pas de graves effets secondaires liés à la santé. Toutefois, selon Livestrong, "à fortes doses, stéarate de magnésium endommage la peau et provoque des intoxications du foie."

      Effet sur le système immunitaire

      Selon Livestrong, "Les allégations relatives à l’utilisation de stéarate de magnésium comprennent qu’il présente des risques pour la santé tels que la suppression immunitaire, la toxicité, l’ingestion de gras trans et de l’exposition à des agents cancérigènes." Depuis le stéarate de magnésium est un immuno-suppresseur, une dose excès peut aussi avoir un impact négatif sur le fonctionnement des cellules T. Ceci peut nuire au système immunitaire du corps. Les cellules T sont un des nombreux lymphocytes qui différencient dans le thymus et possèdent des récepteurs d’antigènes de surface cellulaire. Par conséquent, la poursuite de la consommation très spécifique de stéarate de magnésium peut affaiblir de manière significative le système immunitaire.

      Effet de l’absorption des nutriments

      Stéarate de magnésium en excès peut conduire à une diminution de la teneur en éléments nutritifs de l’absorption. Comprimés sans stéarate de magnésium ont un taux d’absorption très élevé (près de 90 pour cent) mais peuvent chuter à des niveaux de 25 à 30 pour cent pour ceux qui l’ont. Selon Ron Schmid, ND, dans son article « Dietary Supplements : Qu’est-ce que l’industrie ne veut pas que vous sachiez », rapporte une baisse de 65 pour cent dans l’absorption des nutriments lorsque stéarate de magnésium est présent.

      Gastro-entérite

      Une consommation excessive de stéarate de magnésium peut enflammer la membrane qui tapisse l’estomac et les intestins. Elle se caractérise en particulier par des nausées, des vomissements, des diarrhées et des crampes. Cette condition médicale est appelée « la gastro-entérite."

      Problèmes respiratoires

      Poudre de magnésium et fumées stéarate, en cas d’inhalation, peuvent provoquer une inflammation du système respiratoire et même l’asphyxie (manque d’oxygène ou un excès de dioxyde de carbone dans le corps qui entraîne la mort inconscience et souvent) et peuvent notamment avoir un impact personnes qui sont allergiques ou hypersensible. Selon Livestrong, "stéarate de magnésium peut provoquer une réaction allergique chez certaines personnes qui sont sensibles aux additifs alimentaires." Mais il est soupçonné de contenir des matières premières oléagineuses transgéniques et hydrogénées (source d’acides gras trans en cas d’hydrogénation partielle), des résidus de pesticides et des contaminants toxiques en abondance [ 
      29,32,25,… 
      ] – Est-ce pour ces raisons que le stéarate de magnésium, en dépit de l’innocuité suggérée par son origine naturelle (l’acide stéarique est déjà présent dans le chocolat !) est exclu de la filière d’alimentation biologique dans l’Union Européenne comme aux Etats-Unis ? Il en va de même pour l’ensemble des autres additifs dérivés d’acides gras [ 
      37,38 
      ] (voir la liste complète aux commentaires des acides gras E570).

      Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 19:55, par NICOLAS Catherine

    Merci pour ces explications très claires. C’est ce que j’avais pressenti en voyant que les effets secondaires décrits par les patients étaient aussi bien des signes d’hyperthyroïdie que des signes d’hypo. Après 20 ans passés dans les labos, je sais exactement comment on trafique les résultats des études, en "oubliant" certains chiffres dérangeants au profit d’autres, beaucoup plus adaptés à la politique commerciale du labo. Je fais aujourd’hui partie des victimes, de ceux qui souffrent et qui s’organisent pour se procurer l’ancienne formule dans d’autres pays européens...

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 21:24, par nicole

    depuis que je prends la nouvelle formule j ai des nausees apres chaque repas beaucoup de fatigue des battements de coeur par moment rapide en lus dificuter a dormir je ne comprends pas que l ont change un traitement qui allait bien pour en changer

     

    Répondre à ce message

  • Nouveau LEVOTHYROX : vraiment bioéquivalent ?13 septembre 21:58, par natlili

    LE LEVOTHYROX NOUVELLE VERSION OU COMMENT S’EMPOISONNER PLUS VITE ! 
    GSM ou GLUTAMATE MONOSODIQUE issu du E330 acide citrique transgénique et non naturel (ananas citron) mais issu de la moisissure pain, champigon maïs transgénique !, ou le SYNDROME du restaurant CHINOIS, E431 Mannitol transgénique RÉSIDUS AUTORISÉS (dits Critères de pureté) 
    Mannitol : cendres sulfatées (≤ 0.1%), sulfate (≤ 100 mg/kg), traces de nickel, de plomb, …Mannitol par fermentation : cendres sulfatées (≤ 0.1%), sulfate (≤ 100 mg/kg), traces de plomb ; critères microbiologiques : bactéries mésophiles aérobies (≤ 1000/gr.), moisissures (≤ 100/gr.), … [15f]. E571 transgénique !Effet toxiqueI, l est également possible d’être sensible à des aliments qui contiennent naturellement des quantités élevées de glutamate. 
    Quels sont les signes majeurs d’empoisonnement possible au glutamate ? 
    Migraines, pertes de cheveux en particulier chez la femme, prise de poids rapide (rétention d’eau), dépression. 
    Mais, il peut y avoir aussi d’autres symptômes : 
    Gastro-intestinaux 
    – Irritation des intestins 
    – Crampes d’estomac 
    – Diarrhées 
    – Nausées. 
    Musculaires 
    – Douleurs musculaires 
    – Douleurs articulaires. 
    Dermatologiques 
    – Peau très sèche 
    – Perte de cheveux 
    – Saignement des gencives 
    – Aphtes 
    – Gingivite. 
    Respiratoires 
    – Asthme. 
    Neurologiques 
    – Fatigue extrême 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Fibromyalgie 
    – Dépression 
    – Irritabilité 
    – Anxiété 
    – Paniques chez les enfants 
    – Céphalées 
    – Sciatique. 
    On en trouve dans de nombreux médicaments 
    On trouve le glutamate réparti sous différentes formes dans plus de 200 médicaments courants. Il est signalé sous les formes suivantes : 
    huile de ricin hydrogénée 
    huile de soja hydrogénée 
    glutamate sodique sous les dénominations : 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Glutamate de sodium 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Glutamate monosodique 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Sodium glutamate 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Sel ou dérivé : Acétylglutamique acide 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Sel ou dérivé : Arginine glutamate 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Sel ou dérivé : Glutamate calcique 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Sel ou dérivé : Glutamate de magnésium 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Sel ou dérivé : Glutamique acide 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Antasthène glutamique vitamine C (solution buvable) 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Glutadouze (solution buvable) 

    image: http://www.atoute.org/n/puce.gif

    - Glutavene (USA). 
    Qu’est-ce que le syndrome du restaurant chinois ?http://www.ladietetiquedutao.com/gl...

     

    Les sources à partir desquelles le stéarate de magnésium est isolé comprennent l’huile de palme et l’huile de coton hydrogénée (utilisé pour la lubrification des machines utilisées dans la fabrication de compléments alimentaires). Ces huiles contiennent généralement des toxines nocives et pesticides dangereux qui sont particulièrement préjudiciables pour la santé humaine. Les produits qui contiennent du stéarate de magnésium, il est consommé à petites doses, ne présentent pas de graves effets secondaires liés à la santé. Toutefois, selon Livestrong, "à fortes doses, stéarate de magnésium endommage la peau et provoque des intoxications du foie."

    Effet sur le système immunitaire

    Selon Livestrong, "Les allégations relatives à l’utilisation de stéarate de magnésium comprennent qu’il présente des risques pour la santé tels que la suppression immunitaire, la toxicité, l’ingestion de gras trans et de l’exposition à des agents cancérigènes." Depuis le stéarate de magnésium est un immuno-suppresseur, une dose excès peut aussi avoir un impact négatif sur le fonctionnement des cellules T. Ceci peut nuire au système immunitaire du corps. Les cellules T sont un des nombreux lymphocytes qui différencient dans le thymus et possèdent des récepteurs d’antigènes de surface cellulaire. Par conséquent, la poursuite de la consommation très spécifique de stéarate de magnésium peut affaiblir de manière significative le système immunitaire.

    Effet de l’absorption des nutriments

    Stéarate de magnésium en excès peut conduire à une diminution de la teneur en éléments nutritifs de l’absorption. Comprimés sans stéarate de magnésium ont un taux d’absorption très élevé (près de 90 pour cent) mais peuvent chuter à des niveaux de 25 à 30 pour cent pour ceux qui l’ont. Selon Ron Schmid, ND, dans son article « Dietary Supplements : Qu’est-ce que l’industrie ne veut pas que vous sachiez », rapporte une baisse de 65 pour cent dans l’absorption des nutriments lorsque stéarate de magnésium est présent.

    Gastro-entérite

    Une consommation excessive de stéarate de magnésium peut enflammer la membrane qui tapisse l’estomac et les intestins. Elle se caractérise en particulier par des nausées, des vomissements, des diarrhées et des crampes. Cette condition médicale est appelée « la gastro-entérite."

    Problèmes respiratoires

    Poudre de magnésium et fumées stéarate, en cas d’inhalation, peuvent provoquer une inflammation du système respiratoire et même l’asphyxie (manque d’oxygène ou un excès de dioxyde de carbone dans le corps qui entraîne la mort inconscience et souvent) et peuvent notamment avoir un impact personnes qui sont allergiques ou hypersensible. Selon Livestrong, "stéarate de magnésium peut provoquer une réaction allergique chez certaines personnes qui sont sensibles aux additifs alimentaires." Mais il est soupçonné de contenir des matières premières oléagineuses transgéniques et hydrogénées (source d’acides gras trans en cas d’hydrogénation partielle), des résidus de pesticides et des contaminants toxiques en abondance [ 
    29,32,25,… 
    ] – Est-ce pour ces raisons que le stéarate de magnésium, en dépit de l’innocuité suggérée par son origine naturelle (l’acide stéarique est déjà présent dans le chocolat !) est exclu de la filière d’alimentation biologique dans l’Union Européenne comme aux Etats-Unis ? Il en va de même pour l’ensemble des autres additifs dérivés d’acides gras [ 
    37,38 
    ] (voir la liste complète aux commentaires des acides gras E570).

    Répondre à ce message


En savoir plus sur http://www.atoute.org/n/article359.html#GdOIXK37wIYQ4Tc3.99

Ajouter un commentaire
 

Créer un site internet avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site