Pour ma Soeur Edith

 

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 MAISON CARREE

 

TRES BELLE VILLE  

EL-HARRACH de nos jours....

 


 

PENSIONNAT SAINTE  CECILE

 

 

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Beaucoup d'entre nous se souviennent de Maison-Carrée. Qui d'entre nous a oublié l'odeur nauséabonde de l'HARRACH à cause des rejets de l'usine d'équarrissage de la SAPCE ou bien de ses années d'élève ou d'étudiant aux lycées de garçons ou de filles, aux instituts Industriel et agricole ou tout simplement de cette traversée de Maison-Carrée que l'on faisait en voiture ou en car de Monico pour se rendre à ALGER par la route moutonnière.... Et que de souvenirs exaltants de cette équipe de football ...le RCMC avec Pujol le roi des goals. Alors laissez nous vous raconter l'Histoire de cette ville qui gardera pour nous tant de souvenirs très chers.

 

n bordj isolé au milieu de broussailles incultes à proximité d'un pont sur un oued au lit divaguant, tel était l'aspect de Maison-Carrée en 1830. Un siècle de colonisation française a suffi pour transformer cette région déserte en une agglomération de plus de 40.000 âmes, la douzième ville d'Algérie vers 1950.

Maison-Carrée était en 1952 un centre très attractif, tout près d'Alger mais ne se confondant pas avec la capitale. La ville conserve toujours en 1952 une vie locale, presque un "esprit de clocher" et elle ne fait pas figure de simple banlieue. Maison-Carrée a eu en effet un développement autonome et son passé explique en grande partie sa situation à part dans l'agglomération algéroise.

Les débuts difficiles de Maison-Carrée.

Le fort turc.

Maison-Carrée doit son nom a un fort turc, le bordj el Kantara, le fort du pont, ou bordj el Agha, le fort de l'Agha. Ce fort avait été construit en 1724 sous Pachalik d'Abdi. Dans son "Voyage dans la Régence d'Alger" (1833) le capitaine Rozet le décrit ainsi : Ce bâtiment est un carré de 85 mètres de côté dont le pourtour est formé d'arcades, sous lesquelles il Y a des mangeoires ; au milieu de ce carré s'en trouve un autre qui contient des écuries et des magasins à fourrages.

Ce bordj n'est autre que la caserne des tirailleurs entourée de grands eucalyptus, occupée par la suite par le 45me Régiment des transmissions et naturellement bien transformée.

Le rôle du fort turc était alors double. Situé sur un mamelon dominant la rive droite de l'Harrach, il devait d'abord surveiller et protéger le pont de pierre établi sur la rive en 1697, un des rares pont existant en Algérie à cette époque.

Mais il servait également de base de départ pour les expéditions parmi les tribus peu soumises de l'Est de la Mitidja.

"L' Agha tombait à l'improviste sur les tribus qui refusaient de payer les impôts, quand elles menaient leurs troupeaux paître dans la plaine. Ses cavaliers s'emparaient alors des bestiaux et de ceux qui les gardaient, quand ils pouvaient les prendre et les conduisaient à Alger, où les propriétaires ne manquaient jamais de venir payer au Dey, pour les ravoir, une somme beaucoup plus considérable que le montant des impôts arriérés. Quand ce prince avait trop à se plaindre d'eux, il leur faisait couper la tête, après avoir reçu leur argent et confisquait ensuite les troupeaux." (Rozet).

Autour du bordj, en particulier au Nord et à l'Est, ce sont en effet de médiocres terrains de parcours. " Tout le terrain qui avoisine Maison-Carrée est sec, inculte et couvert de broussailles....Les Arabes qui vivent dans cette contrée cultivent un peu mais la plus grande partie du sol est inculte et sert de pâturage à leurs nombreux troupeaux." (Rozet).

En bas au Sud, s'étend le marais de l'Oued Smar ; sa largeur moyenne est d'environ 700 Mètres, pour une longueur de 5400 mètres. Il borde à peu près le pied des collines de la Maison-Carrée.

Le poste français. C'est dans cette région peu engageante que les troupes françaises pénètrent dés 1830, occupent le bordj El-Kantara et lui donnent le nom de Maison-Carrée. Ce sera pendant plusieurs années la position des armées françaises en direction de l'Est.

Aussi le fort est-il l'objet d'attaques incessantes et la menace ne cessera vraiment qu'en 1845. 1832 est une année particulièrement dure pour la garnison. Le nom du poste revient continuellement dans les rapports militaires et en septembre, les attaques deviennent presque journalières. Impossible de s'éloigner tant soit peu : Mai 1832, une reconnaissance de 32 hommes tombe dans une embuscade à moins de 3 Km de Maison-Carrée et le massacre est total.

Cependant en Février 1833, le Duc de Rovigo fait occuper le fort de l'Eau et fait construire un chemin pour joindre ce poste à la Maison-Carrée. Celle-ci est alors un peu moins harcelée.

Mais le poste n'en est pas pour autant devenu agréable. Un ennemi encore implacable continue à décimer la garnison : la maladie. Les lettres de Berthezéne ou de Rovigo au Maréchal Soult ne sont que de longues plaintes sur l'état sanitaires des troupes. Par exemple :

"Les postes de la Maison-Carrée et de la ferme modèle (située au Sud Ouest) sont tellement malsains que, dans l'espace d'un mois le 30me de ligne se trouve presque réduit à rien". ( Berthezéne à Soult 1er Juillet 1831)".

"L'état sanitaire de l'armée empire tous les jours et devient véritablement effrayant ; il n'y a pas de jours où il n'entre 100 et jusqu'à 150 hommes à l'hôpital. C'est en grande partie l'effet de l'occupation de la ferme modèle et de la Maison-Carrée". (Berthezéne à Soult 8 août 1831).

Tous les soldats valides sont alors employés à l'assainissement des marais voisins. Dés 1832, "ceux qui occupent la Maison-Carrée ont creusés, sous la direction de leurs officiers un canal de 18 à 15 pieds de profondeur et d'une longueur suffisante pour dessécher les marais qui avoisinent leur poste. Ils en ont de suite cultivé une partie et leurs succès ont encouragé tous leurs camarades". (Duc de Rovigo à Soult, 17 Juillet 1832).

En fait les grands travaux de desséchement du marais ne datent que de 1834. Pendant 7 mois, 300 disciplinaires et 500 Arabes parviennent à drainer 61 hectares et à assainir les deux rives de l'Harrach en aval du pont. Le travail est très pénible : "Les tranchées se faisaient dans une vase si liquide que les bords, quelque doux que fussent les talus, s'affaissaient toujours et s'écoulaient avec les eaux dont ils étaient imprégnés". Mais la ténacité en vient à bout.

Aussi le "Moniteur Algérien" du 16 septembre 1836, peut-il crier victoire :" En 1830, 1831, et même 1832, les

régiments ne faisaient qu'un séjour de cinq jours dans ces cantonnements et ce peu de temps suffisait pour rendre un grand nombre de soldats malades. Depuis deux ans la garnison n'y est presque pas changée et les malades n'y sont pas plus nombreux qu'ailleurs".

Ce succès n'est d'ailleurs valable que pour le bordj lui même Lorsque quelques colons audacieux, profitant d'une certaine sécurité, vers 1836-38, iront s'établir au milieu des terres incultes, l'inexorable fièvre ne tardera pas à les chasser.

"La ferme Oulid Adda est admirablement située à un quart de lieue de la Maison-Carrée, d'où elle apparaît comme un joli pavillon. Une belle route y conduit ; un labyrinthe formé de' cactus égaie agréablement le voyageur qui veut y parvenir ; un coq surmonte un loger clocher qui donne à ce passage l'air d'un ermitage.

Mais passé le seuil de la porte, c'est le tableau plus repoussant que l'on puisse rendre. Une malpropreté répugnante détourne les regards qui ne se reportent que sur des objets en lambeaux et dégoûtants. La guerre ou la peste a passé là sans doute ; ma voix est restée sans écho; je n'ai trouvé personne. Un petit pâtre m'a dit que les habitants avaient fui, pourchassés par la misère".(Journal "Le Toulonnais" du 4 septembre 1839).

Il attendre les grands travaux de 1841 pour disparaître presque entièrement les marais de l'Oued Smar.

Le Village spontané.

Un fort, quelques fermes plus ou moins abandonnées, tel est donc l'aspect des premières années françaises de Maison-Carrée.

Mais, très vite, presque tout de suite même, un petit village va naître spontanément au pied du bordj. Il s'agit pas d'un village de cultivateurs mais de gens qui viennent ravitailler et distraire les militaires du fort. Quelques débitants vendent aux militaires des "liqueurs frelatées", tandis que "les femmes des bistrots" se livrent à la prostitution.

L'officier du génie, commandant la garnison, leur avait interdit de s'établir trop près de l'enceinte et leur avait fixé la distance à laquelle ils pouvaient faire des constructions. Mais ces constructions étaient toutes isolées et d'une surveillance difficile. Le gouvernement général prescrivit aux nouveaux colons de construire sur un terrain militaire qui leur fut désigné, c'est à dire à proximité de la fontaine située du pont de l'Harrach. Un véritable hameau se créa alors et une décision ministérielle du 12 octobre 1844 le réunit à la commune d'Hussein-Dey.

Mais la croissance de cette petite agglomération de commerçants fut brusquement interrompue par une crue catastrophique de l'Harrach le 3 Novembre 1846. Le moniteur Algérien du 5 Novembre 1846 nous en donne le récit suivant :

" Les eaux couvraient tout le terrain compris entre les collines du Sahel, celles où est assise la Maison-Carrée et toute l'étendue de la plaine que l'oeil peut embrasser jusqu'au monticule de la ferme Oulid Adda.

Vers neuf heures, l'inondation était dans toute son étendue et grossissait encore quoique l'eau s'écoulât avec une rapidité et une fureur effrayante. Des onze maisons qui composaient le village de la Maison-Carrée, sept avaient dèja disparu successivement avec tout ce qu'elles contenaient. On apercevait ça et là au milieu des eaux, des malheureux que le courant entraînait rapidement vers la mer. Avant d'y arriver ils disparaissaient au milieu des vagues énormes que soulevait le choc des eaux de l'Harrach contre les flots de la haute mer.

Vers 10 heures l'auberge de "La nouvelle France" sur le toit de laquelle huit à dix personnes s'étaient réfugiées, s'abima dans les flots. Sept d'entre elles descendaient le cours du fleuve sur les débris du toit et ne tardèrent pas à être englouties. Peu de moment après une malheureuse mère tenant son enfant dans les bras fut entraînée et disparut comme elles.

Vers 4 heures, les eaux avaient déjà considérablement baissée. Le nombre de morts s'éleva à 23".

Cette inondation catastrophique va porter un rude coup à la petite cité naissante, bien que certains officiers n'aient pas hésité à dire un peu durement peut être que c'était là un nettoyage salutaire.

Les gens hésitent maintenant à s'établir au bord de cet oued dangereux. C'est seulement quatre ans après, en 1850, que le gouvernement fait construire un petit nombre de maisons pour quelques rescapés dans la misère et pour trois ou quatre familles mahonnaises nouvellement arrivées.

En 1856, lorsque le hameau de Maison-Carrée est détaché d'Hussein-Dey et rattaché à la nouvelle commune de Ressauta, il n'y a encore au pied du bordj que 65 personnes. Un peu plus quand Maison-Carrée devient centre annexe de la Ressauta (1861), sa population est exactement de 216 habitants.

Maison-Carrée - Centre agricole.

Le marché.

Peut être Maison-Carrée serait-elle restée un petit bourg sans grande vitalité, si sa situation merveilleuse, à douze kilomètres d'Alger, à l'entrée de la Mitidja, n'avait été bientôt remarquée.

Dès 1844, Bugeaud écrivait : " Je partage l'opinion du colonel du génie sur l'avantage qui résulterait de la création d'un centre de population sur ce point, lieu d'étape pour une partie des Arabes qui apportent leurs denrées au marché d'Alger".

Cette dernière phrase - lieu d'étape pour une partie des arabes qui apportent leurs denrées au marché d'Alger -nous expliquent le brusque essor de la ville quelques années plus tard.

En effet un arrêté préfectoral du 27 Novembre 1862, institue à Maison-Carrée un marché de bestiaux fixé le Vendredi de chaque semaine. Le 27 Novembre 1862 est la véritable date de fondation de Maison-Carrée.

Le marché a en effet un immense succès. Dès 1870, il détrône le marché de l'Arba plus éloigné et commence à concurrencer sérieusement le marché aux bestiaux de Boufarik moins bien situé par rapport à Alger.

Les habitants de Maison-Carrée se groupent alors en deux agglomérations principales séparées par l'Harrach :

- La ville proprement dite entre le pont et les collines que couronnent le fort. On rencontre encore en 1952 quelques maisons vétustes et insalubres qui datent de la deuxième moitié du XIXe siècle.

- Un faubourg de l'autre côté du pont, sur la rive gauche de l'Harrach. Ce faubourg prend une assez grande extension lorsque la voie ferrée est construite et s'appelle pour cette raison "quartier PLM". Il fait d'abord partie de la commune d'Hussein-Dey (la limite suivant le cours de l'Harrach) et n'est rattaché administrativement à Maison-Carrée qu'en 1912.

Maison-Carrée - Banlieue industrielle.

Le Centre industriel.

L'essor de Maison-Carrée se serait peut être ralenti si la ville s'était contentait de rester un gros marché agricole.

Mais, depuis quelques années surtout, une nouvelle activité est en train de transformer complètement la cité : Maison-Carrée devient un grand centre industriel et les projets d'industrialisation de l'Algérie ne peuvent qu'accélérer cette orientation.

Maison-Carrée est en effet merveilleusement située pour attirer l'industrie. Son premier avantage, qui est primordial, est la proximité même du port d'Alger, primitivement blotti derrière l'îlot de l'Amirauté, ne cesse de s'allonger dans le fond de la baie, de s'étendre vers le sud-est, donc de se rapprocher de Maison-Carrée. Seule l'embouchure de l'Harrach limitera un jour ce déplacement, et le fleuve là encore, se montre le gêneur, l'ennemi de Maison-Carrée.

C'est là un fait capital : toutes les voies ferrées qui quittent Alger passent obligatoirement par Maison-Carrée. Ce n'est qu'après la gare que les lignes d'Oran et de Constantine se séparent. Les routes présentent une disposition un peu analogues : celles qui viennent de Kabylie, de Constantine et d'Aumale se réunissent au centre même de Maison-Carrée.

Ces avantages ne pouvaient qu'attirer les industriels soucieux de trouver à la fois la proximité du port, les facilités de communications, l'espace nécessaire à leur installation et des terrains relativement bon marché.

La première industrie apparaît en 1882 avec la fondation des usines Altairac (tannerie- corroierie travaillant pour l'armée) mais c'est seulement entre les deux dernières guerres mondiales que minoteries, briqueteries, tuileries, usines et ateliers de toutes sortes commencent à hérisser le paysage de leurs cheminées. Après l'arrêt complet de la dernière guerre, c'est une reprise très puissante à partir de 1948.

Il serait fastidieux de citer toutes les usines qui s'établissent à Maison-Carrée. Nous remarquerons seulement qu'elles se localisent en trois endroits principaux :

- Un premier groupe industriel occupe la petite plaine située au Sud de Maison-Carrée entre l'oued Smar et l'Harrach. C'est là que sont nées les premières usines Altairac (Tannerie, corroierie puis briqueterie et tuilerie),

Moulins Duroux. Ce quartier industriel se développe en 1952 grâce à la proximité de la vois ferrée et à des possibilités d'extension considérables sur des terres peu recherchées comme résidence.

Aussi voit-on se monter de nouvelles installations , par exemple le cotonnière Africaine du Nord et les Ateliers, Fonderies, dépôts de carburant du "Lotissement Industriel de l'Harrach". Ce dernier sera plus tard desservi par une voie ferrée supplémentaire.

- Le second groupe, crée vers 1950, s'est développé autour de la station de chemin de fer de l'Oued Smar. Il est donc rejeté à la limite Sud-Est de la commune de Maison-Carrée. S'y sont installées des industries mécaniques, des fabrications d'électrode de soudure, de segments de piston ....

- Le troisième quartier industriel s'allonge sur les deux rives de l'Harrach, du pont jusqu'à proximité de l'embouchure.. Quelques grosses installations (usine d'engrais SAPCE, dépôt ESSO du Caroubier) mais surtout les ateliers, garages, dépôts dépendant souvent d'usines situées à Alger même ou à Hussein-Dey. Des usines toutes modernes se sont construites au pied des collines de Lavigerie, telles la fabrique de conserve BERMA ou les usines Jacqueau Berjonneau (Caoutchouc).

Ce quartier, un peu étroit, profite de la grande facilité des communications avec Alger, par la route , et des prix relativement bas des terrains qui bordent l'Harrach : personne ne veut habiter sur les bords de cet Oued dangereux et insalubre.

La ville de résidence.

Le développement de Maison-Carrée comme ville de résidence n'est pas moins important que son développement comme centre industriel. Mais, alors que les usines se sont établies surtout dans les parties basses, les quartiers d'habitation se sont étendus de préférence à la surface du plateau et sur les coteaux qui le bordent vers l'Harrach. Ils profitent ainsi du panorama sur ALger, la mer ou la Mitidja(Bellevue, Lavigerie...) et évitent l'humidité malsaine des bas-fonds.

La ville,qui s'était primitivement blottie de chaque côté du pont de l'Harrach, a donc tendance à s'étaler largement.

La vieille ville, aux maisons serrées souvent peu salubres, est d'ailleurs de plus en plus abandonnée par les gens aisés et se sont souvent les musulmans pauvres qui les remplacent. Le vieux quartier de la gare ou quartier PLM n'est plus guère habité en 1950 que par des familles d'ouvriers musulmans.

Cette extension des quartiers d'habitation répond à une double nécessité : C'est d'abord la création des logements indispensable à ceux qui ont leur emploi à Maison-Carrée même. C'est en grande partie le cas des nouvelles cités musulmanes construites à partir de 1950 au delà de la gare.

En outre Maison-Carrée apparaît de plus en plus comme une véritable banlieue de résidence, une banlieue de gens travaillant à Alger et faisant journellement le va et vient avec la grande ville. La matin, à midi et le soir surtout, d'innombrables autobus, toujours complets, absorbent ou déversent sur Maison-Carrée un flot de travailleurs de toutes sortes. La cadence des départs aux heures de pointe, d'ailleurs assez irrégulière, dépasse souvent une voiture toutes les cinq minutes. Ces autobus directs (par la route Moutonnière) ou indirects ( par Hussein-Dey) se sont substitués à la voie de chemin de fer sur la route ouverte en 1900. Ils seront à leur tour remplacés par les trolleybus, ont la capacité, et en contre partie l'encombrement, sont plus important. A ces transports en commun s'ajoutent naturellement des automobilistes et motocyclistes toujours plus nombreux.

Comme dans la plupart des banlieues de résidence, on trouve à Maison-Carrée les deux types de logements : le grand immeuble à appartements et la petite villa particulière. Vers 1950 les grands immeubles étaient assez rares mais on commençait à construire plusieurs groupes d'HLM.

Mais on préfère la petite villa, où on est chez soi, indépendant avec un jardin où l'on peut se reposer et s'occuper pendant les jours de congé. Ces lotissements refoulent peu à peu les cultures, les lotissement de Belfort, de Bellevue, les Cinq Maisons, La Cité Militaire, enfin le lotissement Lavigerie ont fait disparaître beaucoup de vignobles.

L'extension de ces lotissements entre d'ailleurs dans le cadre d'un vaste projet de transformation qui doit faire de Maison-Carrée une grande ville moderne.

Les projets d'extension de Maison-Carrée. ( dans les années 1950) On va d'abord s'attaque à l'Harrach, ce gêneur perpétuel. Il sera canalisé, rectifié, endigué entre le pont de la voie ferrée et la mer. Le fameux pont de la ville sera reconstruit et élargi pour qu'il soit perpendiculaire au nouveau tracé du fleuve, de façon à éviter les encombrements et les tournants dangereux à chacune de ses extrémités.

Le Colonel Jamilloux et la municipalité ont également l'intention de déplacer le marché aux bestiaux qui quittera le centre de la ville , où neuf groupes d'HLM seront construits. Le marché ira s'établir sur les vastes terrains vagues de la boucle de l'Harrach de part et d'autre de la voie ferrée.

La gare sera agrandie et reconstruite, les voies de garage et de triage seront multipliées. Il est également question de transformer le carrefour des Cinq Maisons (avec passage en dessus de la route de Fort-de-l'eau et de construire une troisième grande route de dégagement d'Alger qui passerait devant l'Hippodrome du Caroubier et le monastère des Pères Blancs. pour rejoindre la route nationale 5 ( Constantine ) a avant Maison-Blanche.

***

Grâce à sa situation exceptionnelle, Maison-Carrée a donc un grand avenir. Son rôle dans l'agglomération algéroise n'est pas seulement celui d'une simple banlieue de capitale, comme Hussein-Dey, par exemple. C'est un centre qui a une vie plus autonome et qui possède même un certain rôle de direction dans l'économie algérienne.

Par son Institut Agricole d'abord. Ouvert à Maison-Carrée en 1905, sous le nom d'Ecole d'Agriculture algérienne. Il s'organise dès la fin de la grande guerre sur le modèle des Ecoles Nationales d'Agriculture auxquelles un décret de 1946 l'assimile omplètement. Ecole de formation de jeunes, dont bon nombre viennent de Métropole, mais aussi station expérimentale et de plus en plus laboratoire de recherches agronomiques.

En face, près du nouveau lycée, l'Institut Industriel a maintenant une fonction identique pour l'industrie. Le décret de 1950, qui le transforme en Ecole Nationale d'Ingénieurs des Travaux Publics vient souligner l'importance du rôle qu'il est appelé à jouer au moment où l'Algérie cherche à s'équiper et à tirer le meilleur parti de ses multiples ressources.

A. HUETZ DE LEMPS - Agrégé de l'Université.

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (2)

1. hafida (site web) 07/03/2012

bonjour, je suis une fille de Maison Carrée même si je suis en france jamais je n' oublierais mon quartier PLm et les souvenirs et le bonheurs resteront toujours. J' embrasse tous les habitants de maison carrée maintenant si el harrach.

2. ouadahi khaled 14/05/2010

Bonjour
Je suis un habitant de maison carrée, et ce depuis 1960
c'est magnifique ce que je lit sur votre site. je suis a votre disposition pour une aide quelconque.

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