Tavers

  • Plusieurs dolmens sont situés sur la commune :
  • a pierre tournante, le vert galant, le clos du ver.
  • Lavoirs et moulins ;
  • Église Saint-Jean-Baptiste du XIXe siècle ;
  • Chapelle et fontaine Saint-Antoine du XIIe siècle ;

La ville est également connue par ses eaux bleues, sources issues de la nappe phréatique de Beauce, provoquant parfois des bouillons et dont la coloration est due à la présence d'une argile verdâtre sur les parois des gouffres donnant sur la nappe.

Éléments structuraux d'un dolmen

Description

Dans leur état actuel de dégradation, les dolmens se présentent souvent sous l'apparence de simples tables. Ils ont longtemps pu faire penser à des autels païens, mais il s'agit bien de chambres sépulcrales et de galeries de tumulus (buttes artificielles), dont la partie meuble (remblai) a été érodée au cours des siècles. Leur architecture comporte parfois un couloir d'accès qui peut être construit en dalles ou en pierre sèche. La chambre sépulcrale, aux formes variables (rectangulaire, polygonale, ovale, circulaire…), peut aussi être précédée d'une antichambre. Dans certains dolmens, l'entrée présente une porte taillée dans une ou plusieurs dalles verticales.

La morphologie des dolmens peut varier en fonction des régions ; ainsi observe-t-on, par exemple en Loire-Atlantique (France), des dolmens dont le couloir central dessert plusieurs chambres de part et d'autre, formant ainsi un ou deux transepts et compliquant notablement le plan de la sépulture.

En Bretagne, en région parisienne et dans bien d'autres pays, certains dolmens démesurément longs, dont la chambre et le couloir de même largeur se confondent et qui sont recouverts de plusieurs tables sont appelés « allées couvertes ». La complexité et l'importance des monuments peuvent être telles que certains tumuli recouvrent plusieurs dolmens, comme le grand tumulus de Barnenez (Finistère, France) qui couvre onze sépultures à couloir, les unes mégalithiques et d'autres avec voûtes de pierre sèche en encorbellement

À l'opposé, la région des Cévennes est riche en tombes du genre coffre, souvent en dalles de schiste et pierre sèche, sans couloir et sous un cairn assez bas, parfois réunis en nombre dans une nécropole de crête.

Les dolmens de plan simple (sans couloir) abondent dans tout le sud de la France avec plusieurs milliers d'unités.

 

Étymologie

Il semble que ce soit Théophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne qui soit le premier à utiliser le terme « dolmen », dans son ouvrage Origines gauloises. Celles des plus anciens peuples de l’Europe puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue, l’origine et les antiquités des Celto-Bretons de l’Armorique, pour servir à l’histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796.

Son appellation « dolmen » est vite reprise par Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy (1737-1800) qui propose une interprétation différente de la fonction du dolmen en y voyant, non plus une table de sacrifice ou un autel comme le pensait Malo Corret, mais bien une sépulture.

Le 7 ventôse de l’an VII (25 février 1799), Legrand d’Aussy fait, à l’Institut, une lecture de son ouvrage, Des sépultures nationales, publié par la suite en 1824 et dont voici un extrait (dont l’orthographe est restituée telle quelle) :

« M. Coret, parlant d’une de ces tables que je ferai connaître bientôt, et qu’on voit à Locmariaker, dit qu’en bas-breton on l’appelle dolmin. Je saisis de nouveau cette expression, qui, comme les deux précédentes, m’est nécessaire. Dans un sujet totalement neuf, et dont par conséquent le vocabulaire n’existe pas, je suis forcé de m’en faire un ; et quoique, par mon droit, je fusse autorisé à créer des mots, je préfère néanmoins d’adopter ceux que je trouve existants, surtout quand ils me donnent, comme le bas-breton, l’espoir de représenter les anciennes dénominations gauloises. J’adopte donc le mot dolmine, et je vais l’employer pour désigner les tables dont je parle. »

Le terme semblerait forgé à partir des mots bretons : t(d)aol (apparenté au latin tabula), table et men, pierre.

Cependant, on dit généralement liah vaen » ou variante « Liaven » ou « lieven » et « leven » dans les composés.

Certains dictionnaires étymologiques avancent que ce terme aurait été forgé outre-manche, à partir du cornique « tolmen », qui aurait désigné à l’origine un cercle de pierres ou une pierre trouée .

 

Fonction

Éléments structuraux du dolmen du Lamalou, Hérault, France

Les dolmens étaient des sépultures collectives à caractère réutilisable. Cela explique que dans certains dolmens, on ait pu découvrir les restes humains de plusieurs centaines d'individus et du mobilier de périodes différentes (Néolithique, Âge du Cuivre, du Bronze, du Fer, ou même périodes plus tardives). Un peu à l'image de nos caveaux familiaux, les dolmens pouvaient servir bien plus longtemps qu'aujourd'hui et il est sûr que certaines tombes ont dû servir durant des siècles.

L'expression « sépulture collective » n'implique pas forcément qu'il s'agisse d'un tombeau pour tous : au vu de la quantité d'ossements parfois assez faible découverte dans des sépultures de grande taille — monuments prestigieux —, on se demande si certaines n'étaient pas réservées à un groupe de privilégiés de la communauté.

Quant au tumulus, il n'avait pas qu'une utilité protectrice de la chambre funéraire mais sans doute aussi une fonction de signalisation, voire d'ostentation : un grand tumulus, parementé, imposait sa masse au visiteur, devait inspirer le respect du lieu et conférer un prestige certain à la communauté qui l'avait érigé.

Par ailleurs, plusieurs trouvailles archéologiques (offrandes, autel, allées, etc.) font penser que ces monuments funéraires ont pu avoir une fonction religieuse. Même bien après la grande période d'érection des mégalithes en Europe, les peuples celtes les ont, semble-t-il, parfois utilisés à des fins religieuses, mais n'en sont pas pour autant les constructeurs comme l'affirmèrent les premiers chercheurs celtomanes des XVIIIe et XIXe siècles qui rattachaient systématiquement les mégalithes aux Gaulois et aux Bretons. On prétend notamment qu'ils ont été construits au croisement de lignes de forces telluriques et seraient porteurs de pouvoirs magnétiques que détectaient les druides. Cependant, rien ne permet d'affirmer une telle hypothèse.

Localisation

Carte schématique de l'implantation des mégalithes en France.
Les zones de couleur verte (Bretagne, Vendée, Limousin, Quercy, Causses, Languedoc, Ardèche) et orange (Corse) marquent les régions de forte implantation de dolmens, menhirs et cromlechs. Les autres zones sont pourvues en monuments mégalithiques mais de façon nettement moins importante.

Cinquante mille dolmens ont été recensés dans le monde. Vingt mille d'entre eux se trouvent en Europe. Ils sont très nombreux dans certaines régions de France (environ 4 500 dolmens disséminés dans une soixantaine de départements), surtout en Aveyron (1 000 dolmens), Bretagne, Quercy avec 800 dolmens, Ardèche avec 800 dolmens dans ce seul département et le Languedoc avec au moins 700 dolmens.

En France, on croit souvent que le plus grand nombre de dolmens se situe en Bretagne. Il n'en est rien car en fait le département de l'Aveyron, avec 1 000 dolmens, en totalise à lui seul plus que toute la Bretagne réunie. La Provence en compte une centaine.

Pour schématiser l'implantation des dolmens en France, on peut partir de l'ouest du pays avec la Bretagne puis en descendant par le Poitou pour ensuite rejoindre plus au sud les causses du Quercy et de l'Aveyron et enfin arriver en bord de mer Méditerranée au Languedoc (voir carte).

On en trouve aussi en Irlande, au Pays de Galles avec notamment les « portal dolmens », dans les comtés anglais du Devon et de Cornouailles, au Portugal avec les sites spectaculaires du Haut-Alentejo près de la ville d'Evora, dans le sud de l'Espagne avec les sites remarquables d'Antequera qui compte parmi les dolmens les plus imposants et les plus anciens au monde, en Belgique (les Mégalithes du domaine de Wéris près de Durbuy), en Scandinavie, en Allemagne du Nord et aux Pays-Bas, où ils sont appelés hunebed ou hunegraf, aussi bien qu'en Afrique du Nord, en Inde et plus modestement en Syrie, en Éthiopie et en Crimée (Russie).

La Corée recèle à elle seule 30 000 dolmens, de différents types, élevés sur tout le Ier millénaire av. J.-C., et selon des techniques évolutives. On en trouve également au Japon mais de période beaucoup plus récente. Les dolmens sont absents des continents américain et australien.

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